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Accueil du site > Tribune Libre > Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...

Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...

Interviewé sur France Inter, ce mardi 18 octobre, Nicolas Sarkozy a évoqué le temps de travail des enseignants en des termes surréalistes... Il a, ainsi, osé déclarer :

"Je veux dire aux enseignants qu’on ne peut pas continuer comme ça. Un agrégé, c’est à dire le sommet en matière de compétences, c’est 15 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est 18 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles, c’est 24 heures d’obligation de service, six mois de l’année."

Ce délire verbal frise l'indécence : c'est une provocation pure et simple.

 

On voit, avec cette déclaration, la totale déconnexion des hommes politiques avec le monde du travail.

Le temps de travail des enseignants ne se réduit pas au temps de présence devant les élèves : préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rendez-vous avec des parents, mise à jour du cahier de textes, réunions...

Si on ajoute toutes ces tâches, les enseignants travaillent, souvent, plus de 40 heures par semaine...

 

De plus, réduire l'année d'un enseignant à 6 mois de travail est une caricature pure et simple : une année comporte 52 semaines, et les enseignants disposent de 16 semaines de vacances, au total.

Comment pourrait-on se fier à un homme politique qui déforme, ainsi, la réalité ?

Comment peut-on mépriser le travail fourni par les enseignants ?

 

Non, les enseignants ne sont pas ces privilégiés, des boucs émissaires que l'on peut montrer du doigt pour les livrer à la vindicte populaire. 

Non, les enseignants ne sont pas des paresseux : il semble que Nicolas Sarkozy joue sur des clichés éculés, et il donne, ainsi, une image totalement erronée de la fonction enseignante.

 

Nicolas Sarkozy ose, aussi, au début de l'entretien, évoquer son expérience, une volonté de prudence dans la prise de paroles.

Or, il se livre, avec cette déclaration, à un déni total des réalités.

Il stigmatise les enseignants, les accusant d'être des privilégiés qui ne font rien pendant la moitié de l'année... c'est encore une fois une stratégie, déjà maintes fois utilisée : semer la division, la discorde, monter les gens les uns contre les autres, désigner des boucs émissaires.

Les enseignants travaillent dur, dans des conditions difficiles : classes surchargées, hétérogènes, indiscipline de certains élèves, insécurité.

Nier cette réalité, refuser de comptabiliser toutes les tâches accomplies par les professeurs, c'est une grave erreur de la part d'un homme politique qui se dit expérimenté et qui veut encore se présenter aux élections présidentielles...

JPEG

 

http://www.marianne.net/prof-cette-grosse-feignasse-aux-yeux-sarkozy-100247165.html

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2016/10/nicolas-sarkozy-et-le-temps-de-travail-des-enseignants.html

 


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78 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 octobre 2016 10:27

    Vous savez, Sarkozy, il est dans la stratosphère maintenant.


    Il a passé le mur du çon tellement souvent que sa structure est ébranlée, et la raréfaction de l’oxygène a altéré ses facultés. Ce manipulateur narcissique est devenu très maladroit et ne donne plus le change. C’est un peu comme un illusionniste qui aurait la maladie de Parkinson ça tient plus du burlesque que de la magie.

    Par contre côté narcissique, ça enfle tellement que ça va sûrement péter.

    • Gabriel Gabriel 19 octobre 2016 10:37

      rosemar, ne soyez pas étonnée, vous avez là toute la méthode Sarkozy résumée : « Stigmatiser, communautariser, diviser, dresser les catégories les unes contre les autres ect… » Pendant ce temps, lui et ses amis vous font les poches pour remplir les leurs. Quelle personne sensée peut encore croire une telle caricature d’homme politique ? Hélas, encore trop… 


      • devphil devphil 19 octobre 2016 19:28

        @Gabriel


        « Je vous assure j’ai changé , j’ai fait un travail de réflexion etc ...... »

        Et hop le naturel reprend le dessus , il est revanchard et méprisant et il a du mal à se contrôler.

        Pour ces propos sur les enseignants , ils sont majoritairement de gauche donc il tape dessus avec beaucoup de satisfaction car il ne peux pas avoir leur voix mais cela lui permet de récupérer les voix de ceux qui n’aiment pas l’éducation nationale 

         

      • Yanleroc Yanleroc 19 octobre 2016 19:50

        @Gabriel


        Et surtout, pourquoi vous l’écoutez encore, vous le relayez, vous le nourrissez ?
        Comment peut-il encore vous intéresser ?
        Don’t feed the trolls !! c’est le meilleur moyen de s’en débarrasser.

      • Alice Rupert 19 octobre 2016 22:03

        @Gabriel

        « Stigmatiser, communautariser, diviser, dresser les catégories les unes contre les autres ect… »

        Sans compter que l’un comme l’autre des deux candidats que les médias cherchent à vous imposer, Juppé et Sarkozy, ont prévu de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires (Juppé : 1 million, tout en promettant de « rétablir le plein emploi » ; comprenne qui pourra),

          

        Comme ça, les autres seront encore plus surchargés. Et les administrés encore moins bien servis.


      • egos 19 octobre 2016 11:20

        Rosemar, 


        Dear

        Soyez indulgente avec les surdoués, 
        l’ex président en manifeste les symptômes
        mépris et dévalorisation à l’égard d’autrui,
        complexe de supériorité assumé, troubles psy, hyper-activité.
        Echec scolaire, universitaire & social complètent le tableau clinique.
        Certains sujets sombrent ds la délinquance, 
        ce qui expliquerait le nombre d’agressions de tte nature dont les personnels d’EN sont la cible.
        Mettez vs un instant à leur place !

        • Hermes Hermes 19 octobre 2016 11:29

          @egos

          Sarko surdoué ?

          Extraodinaire j’ai du mal à m’arrêter de rire. Merci pour ce commentaire hilarant. Bonne journée.


        • njama njama 19 octobre 2016 11:43


          @egos
          merci pour l’humour
          Le petit Nicolas, élève très moyen, ce qui devrait rassurer les parents ... comme quoi si l’on ne fait pas des étincelles au bac, ce n’est pas pour autant que l’avenir serait bouché
          http://rue89.nouvelobs.com/2007/05/29/sarkozy-bachelier-mediocre-et-alors-835

          Par moment, je me demande s’il a réellement fait des études de droit tant il semble en avoir oublié les bases historiques et philosophiques, et qu’il n’y a de bonnes lois que des lois générales

          @rosemar
          Peut-il règle-t-il ses comptes avec les profs pour se libérer de vielles frustrations scolaires ?


        • egos 19 octobre 2016 14:53

          @Hermes

          Bonne journée à vs aussi.

          Le phénomène Surdoués est largement sous-évalué en Fance, 

          notamment auprès de la classe politique et de catégories générationnelles (récentes)

          Qqs tentatives d’infiltration au sein d’avx ont pour l’heure été déjouées avec succès, 
          cpdt restons vigilants aux crypto et insiders.

          Notre tempérament, porté au pessimisme, ns empêche d’exploiter les extraordinaires possibilités ouvertes par cette recrudescence de QI>, 

          des talents gâchés par la sté,

          résultat, on se retrouve avec Sarko, Hollande et peut-être bientôt Juppé.

          Tt n’est pas négatif, ns avons échappé à Ségolène et DSK (pr ce dernier ... le cérébral a contaminé l’endoctrinal mais bon)


        • egos 19 octobre 2016 16:13

          @njama


          Bjr njama

          « Peut-être règle-t-il ses comptes avec les profs »

          Seulement les profs !? 

          Ce garçon consacre tellement d’énergie à solder une multitude de comptes, 
          son côté humain n’en ressort que davantage.

          Au final il ne peut être foncièrement mauvais, 
          notez on dit également cela (parfois) de ceux qui ont tué leur épouse ...


          Si l’Homme (substantif) est perfectible, Sarko, qui a déjà atteint des altitudes inaccessibles au commun des mortels, ne l’est probablement pas.



        • njama njama 19 octobre 2016 16:27

          @egos

          Si l’Homme (substantif) est perfectible, Sarko, qui a déjà atteint des altitudes inaccessibles au commun des mortels, ne l’est probablement pas.

          Il aurait donc déjà tout donné. Faisons en sorte qu’il ne nous resserve pas le couvert, car nous aussi avons donné, et « basta » comme on dit  smiley

        • escoe 19 octobre 2016 18:14

          @njama "Par moment, je me demande s’il a réellement fait des études de droit tant il semble en avoir oublié les bases historiques et philosophiques, et qu’il n’y a de bonnes lois que des lois générales"

          Quand je vois son ignorance crasse des principes fondamentaux du droit je me demande comment il a fait pour avoir ne serait ce qu’une première année de DEUG.
          Un peu comme si un master de chimie ne connaissait pas l’existence de l’acide sulfurique. Lamentable....


        • mmbbb 23 octobre 2016 12:56

          @egos demmerdez vous avec votre « chance pour la France » Chaque fois qu un enseignant en prend une sur la tronche cela me rejouit le ministere de l education nationale devrait eriger un mur des lamentations puisque je n’ai jamais cesse d’entendre les jeremiades des enseignants . 


        • tf1Groupie 23 octobre 2016 21:52

          @mmbbb

          Éduquer vos enfants ça doit être un régal !!!


        • Doume65 19 octobre 2016 11:24

          Au moins, Sarkozy sait-il qu’il s’agit du temps de service, et non pas du temps de travail ; rappelez-vous la sortie de Ségolène Royal qui voulait bloquer les profs dans leur établissement pour les amener à faire leur 35 heures...


          • Laulau Laulau 20 octobre 2016 09:56

            @Doume65
            Excellent rappel ! L’avis des élus PS sur les enseignants ne vaut pas mieux que celui de Sarkozy.


          • Spartacus Spartacus 19 octobre 2016 11:39

            Sarkozy dit une chose en l’exprimant mal.....

            C’est même une forme de stigmatisation stérile, mais il faut voir derrière un débat qui dérange les profs qui jouent les vierges effarouchés répondent sur la forme mais pas le fond.

            Il faut l’interpréter les propos de Sarkozy dans le sens ou le temps d’enseignement effectif est faible, compte tenu du temps de travail décompté et payé....

            Il a présenté des exemples sur les limitations de service ou ce n’est pas faux. Les comparaisons internationales le démontrent. C’est indéniable.

            Si a la sortie de l’école il y avait des résultats et des têtes bien faites, la société ne se poserait pas ces questions. 

            • njama njama 19 octobre 2016 12:09


              C’est un faux débat Spartacus cette histoire du temps de travail.

              D’une part Rosemar a de toute évidence raison, on ne peut pas ramener le temps de travail d’un enseignant au seul nombre d’heures de cours qu’il donne, aussi le discours de N. Sarkozy relève d’une totale mauvaise foi. Le temps de travail réel est au bas mot multiplié par deux, ce qui fait qu’il gravite à minima autour de la durée légale hebdomadaire de travail, + ou - suivant aussi les moments de l’année.

              D’autre part, au regard d’un niveau des compétences universitaires exigés (bac + 4, et + 5 maintenant), si vous prenez la rémunération mensuelle, elle est faible, elle démarre bien bas. Voir Grille salariale : http://81.snuipp.fr/spip.php?article1151

              Mais pour avoir une plus juste idée de la rémunération de ce temps de travail « effectif » hors congés, 16 semaines de vacances sur 52 comme l’explique Rosemar, ce revenu « mensualisé » doit être pondéré, puisque cette rémunération a été annualisée. Ainsi, on ne peut pas parler pour les profs de 16 semaines de congés payés, ni de 11 supplémentaires par rapport aux autres salariés, ce qui n’a jamais été.


            • njama njama 19 octobre 2016 12:25

              « Il stigmatise les enseignants, les accusant d’être des privilégiés qui ne font rien pendant la moitié de l’année... »

              Passons sur le fait qu’il ne sait plus calculer, car 16 semaines sur 52, ce n’est que 0,30,que compte-t-il donc faire pour les faire travailler plus ?

              Faire travailler les élèves 11 semaines supplémentaires ?

              Cette histoire de temps de travail des enseignants est encore une de ses tartarinades populistes, qui d’ailleurs ne ferait pas gagner un seul kopeck à l’État, en admettant que les profs travailleraient plus, ils seraient donc rémunérés plus - point juridiquement incontournable - (voire en heures suppl. plus coûteuses ?), pour diminuer le nombre de profs en termes d’effectifs.
              Ce serait encore une fois ni plus ni moins que déshabiller Paul pour habiller Pierre, car le nombre d’élèves n’est pas une variable dans l’équation. Il en résulterait autant d’élèves pour moins de profs, mais avec une masse salariale qui n’aurait dans le meilleur des cas pas bougée d’un iota.


            • Spartacus Spartacus 19 octobre 2016 12:40

              @njama

              C’est un vrai débat que vous ne voulez pas aborder par déni. 

              Vous préférez aller sur des débats sur la rémunération, qui exclue les primes et avantages a rente décalée exclues généralement des chiffres qu’annoncent les concernés...

              Restons sur le temps de travail...
              L’efficience et le temps de travail est une question qui mérite un débat..

              Le paradoxe de l’enseignant Français c’est que plus il est diplômé, plus il est expérimenté, moins il travaille

              Les bénéfices obtenus par les concours, l’ancienneté, l’expérience, le savoir faire et la maîtrise du métier au lieu de profiter à la société est avant tout un profit à l’enseignant pour enseigner le moins possible.

              Dans toutes les autres professions, plus les gens ont la maîtrise du métier, plus ils sont efficients et moins de temps de préparation il ont besoin.

              Ceci est factuel.....

            • njama njama 19 octobre 2016 13:33

              @Spartacus

              Je pense qu’en terme régalien, il y a certaines charges et fonctions qui incombent à l’État, qui ne sont pas quantifiables en termes de rentabilité. J’entends bien votre discours, mais si nous l’appliquions à l’armée, le degré de rentabilité et d’utilité nationale serait asymptotique de zéro, aussi je propose qu’au lieu de supprimer 60.000 emplois dans l’Éducation nationale, nous en supprimions autant dans la désuète machinerie militaire qui ne convient pas à une nation qui se prétend civilisée.
              Quand bien même nous admettrions l’analyse et l’hypothèse de N. Sarkozy, vaste réforme qui s’étalerait au minimum sur du moyen terme (5 / 7 ans) et plus vraisemblablement sur du long terme (15 ans), qui dépendrait par ailleurs de nouvelles conjonctures économiques et industrielles auxquelles l’école doit s’adapter en permanence, il va de soi que même un début de réforme dans ce sens n’aurait qu’un effet epsilonesque sur la société française et sur la conjoncture économique actuelle. Autrement dit, il s’agit d’un faux débat, et bien de tartarinades populistes et d’une machine à vents de ce candidat mégalomane pour se faire réélire en faisant passer les profs pour des privilégiés.

              Quant aux évolutions des rémunérations des enseignants, elles sont déjà liées à différents critères, comme à une enveloppe budgétaire prévisionnelle, qui fera qu’un enseignant changera d’échelon au « grand choix », « choix », ou « ancienneté ». Grille salariale http://81.snuipp.fr/spip.php?article1151
              Les inspecteurs d’académie sont des gens charmants, des « monsieur » fort respectables, très pointus et pointilleux, ils ne font pas de cadeaux, à personne. L’accusation de laxisme de l’institution et de ce corps d’État me paraît également très fallacieuse.


            • mac 19 octobre 2016 13:59

              @Spartacus

              Il est facile de prendre en exemple quelques privilégiés de l’enseignement pour en faire une généralité du genre prof de classe prépa en fin de carrière qui cumule les heures de colles et les vacations et qui parvient effectivement à des revenus très très confortables.
              Il n’en reste pas moins que le salaire médian (c’est à dire celui d’un enseignant sur deux) reste relativement bas et le temps de travail est bien plus élevé que ce qu’annonce N.S.
              Six mois de vacances c’est à la limite de la diffamation grossière.

              On se demande d’ailleurs quel est ce pays où des gens traitent de la sorte ceux qui enseignent à leurs enfants et qui font dans la majorité des cas du mieux qu’ils peuvent malgré un pourcentage de brebis galeuses qui n’est pas plus élevé que dans la plupart des corps de métiers à commencer par la politique.
              Je ne vois nulle part dans les romans de Pagnol l’instituteur se faire traiter de bon à rien par la population de même que dans de nombreux pays , la profession reste tout à fait respectée comme c’est la cas au Québec où je me rends assez régulièrement.

              Quand au niveau, s’il baisse c’est en bonne partie dû au laxisme encouragé par des programmes de plus en plus incohérents où l’on ne favorise pas particulièrement le goût de l’effort et dont les enseignants qui osent y résister se font taper sur les doigts.

              Et ne me parlez pas des syndicats (dont la base se demande parfois quel jeu ils jouent en haut lieu), vous savez très bien qu’ils ne représentent désormais qu’une toute petite minorité des enseignants si on se fie au taux de syndiqués , enseignants qui votent désormais presque autant à droite qu’à gauche...

              Bref il faudrait changer de logiciel car mai 68, c’était il y a presque une demi siècle et les soixante-huitards ont pris leur retraite…


            • Spartacus Spartacus 19 octobre 2016 14:31

              @njama

              Vous faites bien de comparer à l’armée.....Sic !

              A la différence de l’éducation nationale, les personnels militaires sont en majorité « contractuels » CDD, sur des contrats renouvelables.....5,6,7,8,9,10. 

              En fait pour s’adapter a la démographie, la géographie, les programmes necessaires, les qualifiations changeantes, les mutations et migrations il faut employer dans l’éducation nationale comme l’armée....En, CDD.
              En fait la solution de NKM parait plus adaptée que celle de Sarkozy à la société actuelle.

            • Spartacus Spartacus 19 octobre 2016 14:55

              @mac

              Je ne défend pas Sarkozy sur la forme, j’ai même indiqué en début de fil que c’était une stigmatisation stérile.

              J’ai rectifié sa pensée en non stigmatisant sur les vrais problèmes perçus de fond.
              -Le temps d’enseignement effectif est faible, compte tenu du temps de travail compté...
              -Et j’ai ajouté que plus l’enseignant est qualifié, moins il travaille.

              Je crois néanmoins qu’il a raison et qu’il faut changer les méthodes dévaluations des heures payées dans l’éducation....Et qu’on peut demander plus de travail effectif devant des élèves, principalement auprès des personnels expérimentés.

              J’évite d’aborder le salaire avec un salarié ou fonctionnaire, car comme dirigeant d’entreprise, le salaire net ne veut rien dire. 
              Ces derniers en général se contentent de réflexions sur le net, structurellement murés dans la méconnaissance du brut de brut ce qui leur empêche d’avoir une vérité sur la réalité de la réalité de coût de de revenu réel payé pour eux directement et indirectement.

            • tf1Groupie 19 octobre 2016 15:11

              @Spartacus
              « 
              Le temps d’enseignement effectif est faible »  !?!

              Alors comment tu expliques que la France est un des pays où il y a le plus d’heures de cours ??
              Avec 7 432 heures de cours pour les enfants, la France dépasse largement la moyenne des pays de l’OCDE.

              Toi j’ai l’impression que tu as beaucoup séché quand tu étais petit.
              C’est pour cela que tu aimes bien Sarkozy : vous avez le même niveau d’études ?


            • tf1Groupie 19 octobre 2016 15:15

              @Spartacus

              Et si tu te plains du taux horaire de certains salariés ce n’est pas chez les profs qu’il faut regarder :
              quel est le taux horaire d’un sénateur ou d’un patron du CAC40 ?
              c’est quoi le rendement d’un footballeur qui travaille 3h par semaine (2 matchs de 1h30, et encore, pas toutes les semaines) ?

              Et quel est ton taux horaire ?????????????


            • njama njama 19 octobre 2016 15:56

              @Spartacus
              ... un salarié ou fonctionnaire, car comme dirigeant d’entreprise, le salaire net ne veut rien dire.
              Ces derniers en général se contentent de réflexions sur le net, structurellement murés dans la méconnaissance du brut de brut ce qui leur empêche d’avoir une vérité sur la réalité de la réalité de coût de de revenu réel payé pour eux directement et indirectement.

              Vous ne croyez pas si bien dire, l’État ne verse pas les charges salariales, il les inscrit pour une bonne part au passif de son bilan, et paie celles qu’il doit au fil de l’eau ... les retraites surtout ... Ainsi l’État doit-il aussi des sommes colossales à la sécu ...

              Effectivement la comparaison avec ce que vit une entreprise serait très mal venue. Comparaison ne vaut pas toujours raison, vous donnez l’occasion de l’illustrer. D’autre part un président de la république n’est pas le PDG de la France. Ni un capitaine, ou alors arrêtons de parler de démocratie.

              L’etat premier fraudeur de la securité sociale
              16/11/2011 à 14h07

              Le gouvernement met en avant le déficit « énorme » de la Sécurité sociale pour culpabiliser les assurés sociaux et leur faire accepter de payer toujours plus pour des prestations sans cesse réduites. Mais c’est ce même gouvernement et ses prédécesseurs qui sont responsables du déficit, pas les salariés ni les malades.

              La présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, la CNAV, dans une interview au Parisien du 19 juin, met par exemple en parallèle le déficit annoncé de plus de deux milliards d’euros de la caisse vieillesse, avec ce que l’État doit à cette caisse au titre de la solidarité vieillesse, dette qui se monte à... 4 milliards d’euros ! Mais le gouvernement, au lieu de payer ce qu’il doit, veut nous convaincre qu’il faut accepter de diminuer encore les pensions et reculer l’âge du départ en retraite pour « sauver » le système !

              Et cela n’est qu’une petite partie de la dette de l’État envers les organismes de la Sécurité sociale. Il doit par exemple à la caisse des non-salariés agricoles 4,6 milliards d’euros qu’il voudrait faire endosser au régime général !

              Nous arrivons ainsi à un total de plus de 8 milliards d’euros.
              ...

              http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/11/16/2639371_l-etat-premier-fraudeur-de-la-securite-sociale.html


            • Spartacus Spartacus 19 octobre 2016 16:38

              @tf1Groupie


              La démonstration de la recherche du moindre effort personnel perçue de vos réactions collégiales de ce fil donne une vision effrayante sur vos états d’esprits et des rapports au travail des enseignants !

              D’une manière générale quand on suit ce fil avec la corporation, vous défendez surtout le droit au minimum d’implication et la volonté de rester plus a corriger et préparer qu’a enseigner en face des élèves....

              C’est la vocation à l’envers ? La peur des élèves ? La recherche du confort personnel plus que l’épanouissement devant le Job à accomplir ? 
              Vu de l’extérieur ....
              Vos réactions unanimes ne sont pas valorisantes pour votre profession...

              *****
              Les moyennes sur des assiettes trop larges cachent des disparités...Entre un enseignant chercheur et un instit d’école primaire cette moyenne ne veut rien dire.

              Par contre ici une autre étude sur le corpus des profs collège et lycée confirme que les profs Français travaillent moins...Sic !

              Un prof avec 10 ans d’ancienneté, diplômé maîtrisant parfaitement son métier, disposant de cours déjà préparés de son expérience, d’une méthodologie de correction et d’un savoir faire doit il en rester a si peut d’heures effectives devant des élèves comme a ses débuts ??

              Pret a recevoir les primes d’ancienneté mais sans investissement personnel supplémentaire ? 

              Dans n’importe quelle activité, l’expérience entraîne une contribution plus grande, une participation plus grande...

            • ZenZoe ZenZoe 19 octobre 2016 17:10

              @tf1Groupie
              « Le temps d’enseignement effectif est faible ».
              Alors comment tu expliques que la France est un des pays où il y a le plus d’heures de cours ??

              C’est possible. Avec plus d’enseignants.


            • tf1Groupie 19 octobre 2016 18:08

              @Spartacus

              Plutôt que de répondre sur le point que j’ai souligné tu essaie de nous noyer dans des digressions vaseuses.
              Je ne défends rien en particulier je te pose une question très simple à toi qui justifie régulièrement que certains sont payés plus que d’autres du fait de leurs compétences.

              Alors je te repose la question : pourquoi trouves-tu normal qu’un footballeur soit payé des millions alors qu’il ne travaille que 3h par semaine  ?? Est-ce la recherche du moindre effort personnel ?

              Même question pour un patron qui, au maximum travaille deux fois plus qu’un salarié en étant payé 5 fois, 10 fois ou mille fois plus.

              Par exemple quel est TON taux horaire ? Tu es un patron expérimenté, donc tu ne dois pas glander grand chose.

              La question te dérange et on sait que tu viens ici défendre la corporation des patrons, mais est-ce qu’éventuellement tu peut faire montre d’un peu de courage ?


            • escoe 19 octobre 2016 18:19

              @njama "D’une part Rosemar a de toute évidence raison, on ne peut pas ramener le temps de travail d’un enseignant au seul nombre d’heures de cours qu’il donne"

              J’avais une amie agrégée de maths. Son frère était sorti major de SupAero. Parfois nous dansions toute la nuit. A cinq heures du matin elle rentrait chez elle pour corriger deux paquets de copies de terminale et à huit heures elle était au lycée devant les élèves. Comment M. Sarkozy apprécie il ce temps de travail ?


            • tf1Groupie 19 octobre 2016 18:20

              @ZenZoe

              Y a un peu de ça, mais en pratique pour que cela fasse vraiment une différence cela voudrait dire qu’un élève aurait plusieurs instits, et plus d’un prof pour une même matière, ce qui n’est pas vraiment le cas.

              D’après cette étude les professeurs des écoles françaises donnent plus d’heures de cours que la moyenne des enseignants de l’OCDE ; en Collège et Lycée ils sont un peu en dessous de la moyenne, donc rien de spécialement « hors-normes ».
              (ceci dit je ne sais pas s’ils comptent les heures sups)

              Remarque : contrairement à Spartacus je ne mets pas des liens vers articles payants auxquels on ne peut accéder ...


            • Rémi Mondine 19 octobre 2016 21:04

              @Spartacus
              Bonsoir,


              à l’origine l’idée était qu’un agrégé travaille en fin de lycée et début de fac tandis que les capes devaient travailler en College début de Lycée. D’Où le fait que les copie s’allongeant (Enfin on espère) le temps de correction devenait plus important.
              Ce mécanisme n’a pas résisté à la gestion des ressources humaines dans l’éducation nationale qui n’arrive pas à déployer ses effectifs là où ils sont censé être. 
              En fait il avait été proposé de décoréller les heures de service du grade pour les correller au niveau des classes en face duquel se trouve le prof et effectivement ce débat à été fort vite abandonné. 
              Ceci dit il m’est difficile d’envisager qu’une réforme quelconque de l’éducation nationale conduise à une forte réduction du nombre d’enseignants.
              D’abord parce que vu le nombre d’heure des élèves il est difficile de charger plus la barque les élèves français faisant beaucoup d’heures par semaine.
              Le seul gain envisageable serait de rallonger la durée de l’année scolaire, mais là on ouvre une autre boîte de pandore : La rémunération. Si l’on réduisait les congés scolaires à 10 semaines, ce serait 6 semaines de plus par ans. Quelle compensation ?

            • Spartacus Spartacus 20 octobre 2016 09:29

              @tf1Groupie

              Non au contraire je reste sur le sujet....

              Le footballeur ou le patron n’est absolument pas le sujet de cet article.
              La comparaison absurde entre des salariés et non-salariés est elle une façon de noyer et ne pas répondre sur le sujet.

              Tout simplement le footballeur, est impliqué et payé sur les résultats de son travail effectif, pas par un statut ou une règle horaire ou une règle généraliste, ni sur le nombre d’heures d’entrainement.
              Et ils sont licenciables si les résultats sont inexistants, et leur revenus d’une courte période de vie doit assurer les revenus des périodes ou ils n’auront plus accès à la notoriété.
              Et le patron ou le footballeur n’a pas de compte a rendre à la société. 
              On n’impose pas à la société de payer pour eux, par contre le revenu de l’enseignant est imposé.
              Je doute d’ailleurs que les résultats ne s’obtiennent sans entrainement....
              Et certains peuvent s’entraîner beaucoup et avoir peu de résultats et inversement

              Un patron n’est pas payé à l’heure, et il existe une diversité de situation individuelle tellement large qu’un cas ne fait pas l’autre.
              Je n’ai pas de « taux horaire ». Je ne me paye pas à l’heure. 
              Et mes revenus sont extrêmement variables d’un mois sur l’autre, voire d’une année sur l’autre.
              Et le patron qui travaille 10 fois plus est surtout vrai dans les entreprises artisanales ou petits commerce, mais a partir du moment ou tu as des salariés, les choses changent. 
              En fait c’est l’implication et la responsabilité qui est plus importante quand tu es le patron. L’horaire est une décision personnelle et d’organisation personnelle.

              Pour ma part j’ai des saisonnalités, et je travaille plus intensément a des périodes que d’autres.

              Et quand je vois les résultats de l’éducation nationale, l’état d’esprit qui voudrait qu’ils soient intouchables et que jamais on regarde leur temps de travail, et qu’ils réclament a en faire le moins possible en face d’élèves.....

              Oui cela est une question. Elle est légitime et doit faire partie des questions a répondre, et toi tu as noyé le poisson au lieu d’y accepter d’y répondre.
              N’inversons pas les choses.

            • Witiza (---.---.155.197) 20 octobre 2016 16:24

              @Spartacus

              « et qu’on peut demander plus de travail effectif devant des élèves, principalement auprès des personnels expérimentés »

              Je ne comprends pas pourquoi un professeur expérimenté pourrait ou devrait assurer plus d’heures devant les élèves. Je crois pouvoir déduire de votre argumentaire, que l’expérience créditée à ces personnels expérimentés leur permettrait, d’après-vous, d’effectuer les tâches qui leur incombent hors présence des élèves, plus rapidement et plus efficacement.

              Enseignant de Français, depuis presque trente ans, je pense pouvoir m’inscrire dans cette catégorie des enseignants expérimentés : prenons donc immodestement mon exemple.
              La mise en place d’une réforme du collège, complexe, concernant les quatre niveaux de classe du collège et privilégiant des stratégies et des postures pédagogiques sinon novatrices, du moins très éloignées de celles qui nous furent suggérées ou imposées par l’institution lors des nombreuse réformes précédentes -et en trente ans, j’en ai connu quelques-unes ! - me demande peut-être plus de temps qu’à un(e) jeune collègue récemment sorti(e) d’une ESPE, rompu(e) à ces approches. Il en va de même pour la maîtrise des nouvelles technologies et de leurs applications pédagogiques. Les réformes régulières des programmes, si elles ne demandent pas de faire table rase de tout ce que j’ai pu faire avant leur promulgation, me demandent là encore de remettre périodiquement l’ouvrage sur le métier. Bref ! Pour ce qui concerne le temps consacré à l’élaboration de mes progressions, du contenu de mes cours, l’âge ne fait rien à l’affaire : quand on naît long, on est long.


              Pour ce qui concerne le temps de correction, je ne vois pas, là encore, en quoi l’âge et l’expérience permettraient aux professeurs de travailler plus rapidement. J’ai quatre classes sur les trois niveaux du cycle 4 (5è, 4è, 3è) soit, selon les années, entre 100 et 120 élèves. En admettant que je corrige seulement 4 travaux par mois, sachant que cette correction, pour une copie, dure en moyenne entre 7 à 10 minutes depuis sa première lecture jusqu’à la saisie du résultat décliné en note et en termes de maîtrise de compétence, nous arrivons à un total qui s’échelonne entre 46 et 80 heures mensuelles selon les variables retenues pour ce calcul. Ce temps est incompressible et l’âge n’aide en rien à accomplir cette mission de correction plus rapidement, bien au contraire (ma vue qui décline avec les années me la rend toujours plus pénible et longue à accomplir).

              Enfin, toutes les autres missions que doivent assurer les enseignants sont insensibles aux facteurs âge et expérience. Une heure et demie de conseil de classe reste une heure et demie quelle que soit l’expérience accumulée par le professeur. Idem pour les conseils pédagogiques, les conseils d’administration, les conseils de discipline, les conseils d’enseignement, les stages de formation, l’encadrement du cross du collège, l’accompagnement de sorties pédagogiques sur du temps non travaillé, les réunions parents-professeurs, l’animation et l’encadrement des spectacles de la chorale, etc. je pourrais continuer cette liste à la Prévert, mais chacun aura compris qu’en aucune de ces réjouissances, le fait d’être un gros quinqua nerveux comme moi, n’est un atout ou un privilège.

              Je ne comprends donc pas quelle représentation du métier d’enseignant, tel qu’il se pratique aujourd’hui, a pu vous laisser penser que l’âge et l’expérience permettraient de passer moins de temps à travailler chez soi et autoriserait donc à l’Institution d’exiger des enseignants chevronnés qu’ils travaillent plus d’heures devant les élèves que leurs collègues frais émoulus des ESPE

              Bien cordialement

              Jean-Noël W., professeur de collège


            • Spartacus Spartacus 20 octobre 2016 17:25

              @Witiza


              Le temps de préparation des cours, est donc le même qu’il y a 30 ans et votre expérience ne vous ferait pas gagner un temps précieux ? 
              Vous insinuez que vous êtes resté statiques et que votre expérience ne vous apporte rien de plus ?
              Que vous n’êtes pas capable d’en retirer une dynamique de l’emploi du temps ?
              C’est bien la seule profession.

              Rassurez moi. Quand les expérimentés reçoivent la prime d’ancienneté, éthiquement ils la refusent ? 

              Vous sortez le grand jeu des cinquante raisons d’en faire le moins possible...C’est caricatural.

              Quand un élève vous sort ce genre de concept pour pas en faire plus, qu’il aurait moins d’expérience qu’en début d’année, vous vous réfutez à vous même et lui donnez une bonne note ? 

              Vous faites comme le curé qui raconte la messe à des enfants de cœur....Amen !

              Je ne suis pas enfant de cœur, et je côtoie des enseignants, qui eux l’admettent en cercle privé, mais en cercle collégial font le même discourt que le votre.

            • bubu123 21 octobre 2016 13:50

              @Spartacus

              visiblement vous n’avez toujours pas compris que les programmes évoluent constamment et que les nombreuses reformes changent bons nombres de choses à chaque fois.

              mais bon quand on veux pas comprendre...

              la nouvelle reforme du collège est une vrai usine à gaz

              mais Spartacus, depuis quand n’avez vous pas mis les pieds dans une école ou un collège ?


            • Spartacus Spartacus 21 octobre 2016 14:21

              @bubu123
              J’ai eu une entreprise avec pour client l’éducation nationale que j’ai revendue en 2000 et j’ai donc fréquenté les établissements d’un point de vue extérieur d’employeur rigoureux et responsable.

              Sans vouloir y mettre tout le monde, j’y ai vu le monde de la volonté du moindre effort. Des pleurs et mouchoirs pour rien. Une armée de branleur. Prévisible pire que la caricature....

              Des conversations sur le vrai monde sur-réalistes ou comme fournisseur, j’ai maîtrisé mes offuscations parce que c’était un client. 
              J’en garde de ces années une vision d’un mode parallèle qui vit en autarcie dans des entres-soi et majoritairement pas bien courageux.
              Et en plus c’est celui que j’ai trouvé le plus malhonnête....
              J’ai jamais autant de demande de corruption que dans ce monde.
              Par contre dans ce monde on, a un malaise avec le rapport à l’argent... On préfère un voyage aux Antilles que la valeur en billet....


            • tf1Groupie 21 octobre 2016 14:47

              @Spartacus
              « J’ai jamais autant de demande de corruption que dans ce monde »

              Ce sont les enseignants qui sont corrompus ?
              Ils font payer les bonnes notes ?
              Finalement c’est un métier qui rapporte !

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