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Accueil du site > Tribune Libre > La réponse de l’Iran à l’attaque de Daech : « Et alors ? (...)

La réponse de l’Iran à l’attaque de Daech : « Et alors ? »

Par Ramin Mazaheri

 

 

Donc Daech prétend avoir réalisé sa première attaque en Iran. La réponse en Iran semble être : « Et alors ? »

Malgré le fait que l’attaque soit survenue près de l’aéroport international de Téhéran, il n’y a eu aucune perturbation des vols. Les citoyens ont été invités à ne pas prendre le métro, mais il n’y a eu aucune fermeture ou blocage. Il n’y a pas eu de loi martiale. Pas même la déclaration d’un état d’urgence. Aucune liberté civile n’a été restreinte. Aucun Patriot Act n’est en cours d’élaboration. Il n’y a pas eu d’élargissement des pouvoirs de l’exécutif.

Malgré une attaque survenue près du Parlement, les législateurs ont continué à vaquer à leurs occupations, alors même que des échanges de coups de feu avaient lieu dans les bâtiments avoisinants. La diffusion en direct de la séance parlementaire n’a même pas été interrompue.

Des politiciens assez courageux, hein ? Je suppose que leurs électeurs se disent qu’ils ont fait un bon choix.

(Les gens pensent qu’il est si courageux d’aller en guerre l’arme au poing : mais il est beaucoup plus difficile d’être ce gars qui porte seulement un drapeau – tout ce qu’ils ont, c’est la croyance et l’abnégation.)

Les commentateurs étrangers parlent de la façon dont l’Iran a finalement été ciblée avec succès par Daech, comme si nous [Iraniens] devions avoir peur maintenant.

C’est vraiment improbable.

La raison est simple : la plupart des Iraniens d’aujourd’hui ont combattu, survécu ou grandi pendant la guerre traditionnelle la plus mortelle jamais menée entre les armées régulières de pays en développement – la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

Peut-être qu’il s’avèrera que j’ai tort, car j’écris ceci seulement quelques heures après que l’attaque ait été neutralisée, mais j’en doute. Je connais l’Iran et je suis persuadé que les terroristes ne gagneront pas en nous effrayant et nous acculant à vivre de manière soumise.

 Donnez-leur du temps et je prédis que les commentateurs occidentaux finiront par admettre leur incompréhension face au fait que le gouvernement iranien n’utilise pas cet acte terroriste comme moyen d’accroître son propre pouvoir et de contrôler la population – après tout, ils ont été si incroyablement efficaces !

Cette attaque aide l’Occident à montrer à quel point ses réponses sont disproportionnées

Mais une telle réponse (« On continue comme si de rien n’était ») est impensable en Occident. Bien sûr, le Royaume-Uni invite à « Rester calme et continuer à vivre normalement », mais nous savons tous que ce n’est qu’un slogan vide destiné aux consommateurs.

Sans blague, la BBC a même faussement rapporté : « Cependant, des responsables ont annoncé un état d’urgence à l’échelle nationale en réponse aux attaques. » Je suppose qu’ils pensent avec arrogance que nous continuons à les suivre aveuglément ? Non pas que ce mauvais journalisme puisse ternir leur réputation, bien sûr...

Et qu’est-ce qui se passe aux États-Unis ? Eh bien, souvenons-nous de l’attentat du marathon de Boston : un verrouillage total de la ville. L’ensemble du système de transport urbain a été fermé. 19 000 troupes de la garde nationale ont occupé la ville.

« Des véhicules blindés roulant à vive allure ont parcouru des quartiers résidentiels en long et en large. Des innocents ont été confrontés dans leurs maisons par un fusil d’assaut ou ont vu des armes pointées sur eux pour avoir simplement regardé à travers les rideaux de leurs propres fenêtres », se souvient The Atlantic. (Bien sûr, le journal a totalement exonéré les autorités, en écrivant : « Que personne ne les condamne »).

Et pourtant, cet incident a inspiré la phrase « Boston Strong » (« Boston est fort »).

LOL, je suppose que cela signifie être fort derrière vos portes verrouillées ? Forte comme « les fiers-à-bras d’internet », avec leurs rodomontades menaçantes et ineptes balancées en ligne ?

Attention, je n’insulte certainement pas les Bostoniens de lâches. Je sais exactement pourquoi ils sont restés à la maison – ils craignaient d’être arrêtés. Ils savaient que s’ils n’obéissaient pas, ils seraient jetés en prison et que la clé de leur cellule serait jetée aux oubliettes, pour la raison suivante : c’est ça l’Amérique !

Les Bostoniens ne craignaient pas les terroristes – ils craignaient la police. Ils craignaient le système judiciaire. Ils craignaient une armée domestique prête à attaquer sans préavis et le système juridique prêt à l’exonérer.

Bien sûr, les médias dominants ne disent jamais cela. L’Américain moyen ne veut même pas l’accepter, car cela causerait une grande honte. Mais ça reste tout à fait vrai.

Les Bostoniens se seraient probablement tous courageusement réunis à Harvard Square contre le terrorisme... s’il y avait de véritables dirigeants. Mais il n’y en a pas. A de tels moments, les dirigeants se terrent dans leurs bunkers : « Je suis trop important », l’essence même de l’individualisme occidental.

Qu’en est-il de la France ? LOL, un état d’urgence de six mois a été déclaré à 4 heures du matin après l’attaque du camion de Nice, et ce n’était même pas le terrorisme [international], mais l’acte solitaire d’un détraqué sans liens avec les organisations terroristes.

Vous vous réveillez et : « Ah, bon ? Davantage de dictature d’État policier, juste un niveau en-dessous de la loi martiale ? Oh, bon, nous avons quand même des croissants pour le petit déjeuner... »

Et quelqu’un va-t-il prétendre que c’était une opération sous « faux drapeau », comme cela est habituellement répandu en Occident ? Vous n’entendrez que des exilés iraniens amers pour faire de telles déclarations. Pouvez-vous imaginer qu’un cubain dise une telle chose à l’encontre de son gouvernement juste et populaire ? Très difficilement.

Comme je l’ai montré, l’Iran est effectivement une nation socialiste, alors peut-être que c’est l’idée d’une « guerre sociale permanente » qui renforce la colonne vertébrale de l’Iran contre l’abandon de nos libertés démocratiques ? Nous en avons certainement besoin contre les capitalistes et les impérialistes qui occupent presque tous nos voisins, ainsi que beaucoup d’autres pays.

L’Iran n’a pas besoin d’utiliser de telles tragédies pour terroriser sa propre population, parce que l’Iran n’essaie pas de terroriser quiconque où que ce soit. L’Iran combat véritablement le terrorisme – en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Palestine.

Il ne fait aucun doute que la manipulation des attaques terroristes pour étouffer la démocratie est ce qui se passe dans les pays occidentaux, et la question est pourquoi ? Je dirais que l’Occident a vraiment peur de voir remis en cause son modèle social en raison des actions illégitimes à répétition de ses dirigeants.

Et pourquoi ne pas le remettre en cause, dans cet âge d’austérité sans fin, d’inégalités béantes, de xénophobie rampante et d’avenir morose ?

Mais le gouvernement iranien n’a pas de telles craintes, car le peuple le considère comme légitime.

L’Occident ne comprend pas du tout l’Iran

Le correspondant principal du New York Times en Iran est Thomas Erdbrink – ne vous tournez pas vers lui pour une compréhension de l’Iran, même s’il y est basé depuis 2002.

Il ne se rendra pas compte que cette attaque terroriste n’est rien pour ceux d’entre nous qui appartiennent à la « Génération brûlée ».

Qu’est-ce que c’est que ça ? Eh bien, d’après ce qu’il a écrit en 2012, ma génération, « se dénomme la ‘Génération brûlée’, car elle sent qu’elle est perdante sur le cours naturel de la vie. Alors que la génération de ses parents a réussi à trouver un emploi, à se marier et à acheter des maisons, les ambitions de cette génération ont été très limitées par les décisions politiques des dirigeants iraniens et les pressions étrangères qui ont suivi. »

Non : Nous nous désignons comme ça parce que nous avons été brûlés par des armes chimiques pendant la guerre Iran-Irak. Cette génération a grandi en période de guerre et a vu des atrocités.

C’est triste de voir à quel point les gens peuvent être à côté de la plaque.

C’est presque de la négligence criminelle : être considéré comme un journaliste « de haut niveau » et comprendre si mal quelque chose de si important. Vous pouvez voir pourquoi je n’ai pas oublié, après cinq ans, son ignoble envolée.

Parce que je pense que, après avoir vécu 15 ans en Iran et avoir épousé une femme iranienne, il connaît la vraie définition de la « Génération brûlée ». Mais je pense qu’il l’a tourné de cette façon pour pousser son agenda capitaliste et impérialiste et plaire à ses patrons pro-sionistes.

Je suis surpris qu’il soit toujours toléré en Iran. C’est une chose de faire du journalisme critique, mais quand vos reportages sont tellement faux, vous n’êtes plus un journaliste mais un propagandiste.

Ce n’est pas comme si Erdbrink était seul, et il n’est certainement pas aussi seul que lorsque l’Iran combattait l’Irak. À l’époque, même l’URSS armait l’Irak.

Fawaz Gerges, Professeur de relations internationales à la London School of Economics, a déclaré à CNN : « Le message est fort et clair : ces personnes attaquent la légitimité de la République Islamique », a déclaré M. Gerges.

Comment une attaque terroriste salafiste pourrait-elle ne serait-ce qu’évoquer la question de la légitimité du gouvernement iranien ? Tout comme en Syrie, les médias occidentaux considèrent Daech comme des combattants de la liberté... lorsqu’ils s’opposent à un gouvernement moderne dans un pays musulman.

Mais absolument personne ne vous croit à l’intérieur de l’Iran, Gerges. En dehors de l’Iran, vos idées ont été retweetées par des officines comme France 24 (gérée par l’État français), parce que tous les médias occidentaux dominants abhorrent le choix démocratique du peuple iranien et utiliseront tout prétexte pour attaquer sa légitimité.

Franchement, l’investissement intelligent serait de tabler sur l’idée que ce n’était même pas Daech.

Cela importe-t-il si c’était Daech ? Qui est derrière Daech est la seule question qui compte, n’est-ce pas ?

Était-ce vraiment Daech ? J’en doute. Je parie que c’était le MKO, l’organisation Mujaheedin Khalq (voici un article que j’ai écrit à leur sujet il y a des années, et qui a été efficacement effacé de Google), parce que c’est ce qu’ils ont toujours fait, comme pour les assassinats de scientifiques nucléaires de haut niveau, après avoir été entraînés par le Mossad.

Ce culte insensé n’a aucune crédibilité en Iran parce qu’il a combattu AVEC Saddam Hussein et contre l’Iran pendant la guerre Iran-Irak... intégrez bien cela, et leur manque de crédibilité domestique est assez facile à comprendre, hein ?

Mais ils ont effectivement des passeports iraniens, parlent la langue, savent comment circuler et procéder, peuvent s’insérer, etc. L’un des terroristes aurait même ingéré du cyanure pour se suicider, comme c’est souvent le cas avec le MKO, quand ils ne s’immolent pas par le feu dans des capitales à travers l’Europe.

Le mausolée de l’Imam Khomeini a été attaqué auparavant – par un kamikaze en 2009. C’était probablement le MKO cette fois aussi. C’était d’autant plus dommage que je venais de m’y rendre durant des travaux d’expansion et d’embellissement majeurs du site.

Le kamikaze ne les a pas empêchés – il n’a fait que les ralentir. Ce sera la même chose en 2017.

Quoi qu’il en soit, considérons que Daech soit finalement entré en Iran. Qui les aide à s’y rendre ?

Selon le Guide Suprême iranien Ali Khamenei, « Daech, idéologiquement, financièrement et logistiquement, est pleinement soutenu et parrainé par l’Arabie Saoudite – c’est une seule et même chose. »

Nous savons tous cela. Du moins en dehors de l’Occident.

L’Iran comprend ce qu’est le fascisme, pas l’Occident

La veille des attaques en l’Iran, un policier a été attaqué avec un marteau à la cathédrale Notre-Dame de Paris. 600 personnes ont été retenues à l’intérieur de Notre-Dame et obligées de garder les mains en l’air. En voilà une anecdote touristique hors norme....

Les journalistes français m’ont exhorté à abandonner ce que je faisais – couvrir le recul droitier imposé par Emmanuel Macron au code du travail – pour couvrir cette histoire. Même pas en rêve....

Bien sûr, attaquer un policier armé avec un marteau et deux couteaux de cuisine est la définition de la folie, mais l’homme a crié « C’est pour la Syrie. »

Et pourtant, un journaliste anglophone local a pu écrire : « Les motivations de l’homme armé du marteau sont inconnues... »

Eh bien, si les journalistes n’ont toujours pas compris que ce n’est pas l’Islam qui est en cause, mais bien la politique étrangère de la France, après que la même chose ait été évoquée par les frères Kouachi, Amedy Coulibaly et presque tous les autres terroristes français locaux depuis 2012... pourquoi devrais-je espérer qu’ils le comprendront maintenant ?

Et c’est la même chose que le lien entre l’Arabie Saoudite, l’Occident et Daech : un aveuglement volontaire. Mais c’est aussi de l’apathie : les gens préfèrent des prix bas à la pompe à essence plutôt que d’obliger leurs politiciens à cesser de soutenir l’organisation fasciste Daech.

La Génération brûlée d’Iran et la génération précédente savent ce que sont la guerre et le fascisme. Les gens se demandent pourquoi nous avons des photos de soldats morts partout – ce n’est pas [seulement] pour glorifier nos martyrs, c’est pour montrer aux jeunes que la guerre est une chose réelle. Car une fois qu’ils oublient ou comprennent mal... [les risques sont décuplés].

L’Occident ne comprend pas le fascisme – il est même prêt à l’élire démocratiquement au pouvoir en Europe. Aux États-Unis, un fasciste a déjà gagné.

Ils ne comprennent pas la guerre : la France a mené des dizaines de guerres depuis la Seconde Guerre mondiale, toutes initiées par la France et se déroulant en territoire étranger. Les États-Unis n’ont pas eu de guerre dans leur pays depuis 1865, et leur idée de la guerre est donc déformée par une ignorance bienheureuse.

L’Iran sait ce qu’est la guerre, et n’est pas prêt de se mettre sur un pathétique pied de fausse-guerre après des attaques terroristes relativement insignifiantes, contrairement à ce qu’on fait ces deux nations.

La réponse correcte : cette attaque était « insignifiante »

L’Occident a largement cité le Président du parlement iranien Ali Larijani pour avoir considéré les attaques comme une « affaire insignifiante » prise en charge par les forces de sécurité.

Je suppose que c’est pour le décrire comme quelqu’un de cruel ou d’impitoyable, ou, la pire des choses en Occident aujourd’hui, d’insensible aux sentiments des autres.

Mais les Iraniens savent exactement ce qu’il voulait dire : une attaque terroriste isolée n’est pas la même chose que la guerre. Désolé de faire éclater les bulles des faucons des médias sur leurs fauteuils et des généraux occidentaux écumant qui meurent d’envie de jouer avec leurs nouveaux jouets modernes, mais cette attaque n’est qu’un pâle et éphémère fac-similé de la guerre.

Et malgré ce que l’Occident souhaiterait que les Iraniens croient après cette attaque, nous ne serons pas dupés et amenés à penser que tout notre modèle social peut être remis en question par des terroristes salafistes. Qui sont-ils pour remettre en question notre société, LOL ? Quoi qu’il en soit, il y a des problèmes beaucoup plus pressants : l’éducation, les soins, les salaires, la protection des travailleurs, etc., qui touchent absolument chaque personne pour toute sa vie. Toutes mes condoléances aux victimes et à leurs proches, bien sûr.

Si la France veut jeter ses droits légaux par la fenêtre pour ce qui équivaut à une mauvaise journée en Afghanistan, en Irak ou en Syrie, [des sociétés véritablement en guerre], c’est leur choix. Mais s’il vous plaît, ne vous attendez pas à ce que l’Iran fasse de même.

C’est une chose terrible, 12 personnes décédées et des dizaines de victimes (jusqu’à présent). Mais je pense que beaucoup de personnes en Iran regardent l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, la Palestine, le Mali, la République centrafricaine... ainsi que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni... et se disent : cela pourrait être pire, bien pire.

J’aurais encore bien des choses à dire, mais je veux m’assurer d’avoir un bon siège au Champs de Mars ce soir pour voir la Tour Eiffel changer de couleur. Elle ne ressemblera pas au drapeau iranien, bien sûr. Je me dis juste que puisque la Tour Eiffel s’est fameusement assombrie quand Al-Qaïda a finalement été expulsé d’Alep, Paris voudra pleurer l’échec constitué par le fait que l’Iran n’a pas été vaincu par le terrorisme et arborera la couleur de Daech – le noir.

 

Ramin Mazaheri est le correspondant principal de Press TV à Paris et vit en France depuis 2009. Il a été journaliste quotidien aux Etats-Unis et a exercé en Egypte, en Tunisie, en Corée du Sud et ailleurs. Ses articles ont été publiés dans divers journaux, revues et sites Web, et il apparaît à la radio et à la télévision.


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17 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 10 juin 17:51

    ... rien que le mot « mossad » suffit a arrêter la lecture !


    • Ouallonsnous ? 11 juin 18:42

      @HELIOS**

      Je te comprend, ce mot me donne de l’urticaire !


    • Ouallonsnous ? 12 juin 23:38

      @Ouallonsnous ?

      Hélios, les sionards du site sont sur notre peaux, ça moinsse à qui mieux mieux !


    • covadonga*722 covadonga*722 10 juin 17:58

      Eux-mêmes les savants, ces scrutateurs des causes, 
      Sans cesse poursuivant la vérité qui fuit, 
      N’ont pu faire un seul pas hors de l’ombre des choses, 
      Et, nous contant leur fable, ils rentrent dans la nuit.


      O Kayyam

      • Lengage Lengage 10 juin 19:27

        Qui est derrière Daech ? J’espère que les peuples commencent à s’éveiller et commencent à comprendre les manipulations otaniennes qui servent au grand Israël.
        Les attentats en occident sont toujours liés aux séquences électorales. Hasard ou bizarre ?

        Retrouvez toutes les infos engagées sur le Portail engagé contre le NOM


        • Christian Labrune Christian Labrune 10 juin 20:57

          Il n’y a pas eu de loi martiale. Pas même la déclaration d’un état d’urgence. Aucune liberté civile n’a été restreinte.

          à l’auteur,

          Dans un pays où il n’y a plus d’autre liberté, depuis plus de trente-cinq ans, que celle d’approuver un régime obscurantiste et pourri d’inspiration néo-nazie, où la moitié des habitants sont obligés de se couvrir la tête d’un sac à patates, où on torture les opposants dans les prisons quand on ne les pend pas à des grues de chantier, je vois mal qu’on puisse encore « restreindre » les libertés. Quand il n’y en a plus, il n’y en a plus. On ne peut quand même pas tuer tout le monde.


          • Christian Labrune Christian Labrune 10 juin 21:07

            L’Iran comprend ce qu’est le fascisme, pas l’Occident
            =======================================
            à l’auteur,

            Ca, c’est tout à fait vrai. Il faut dire que l’Occident a fini par vaincre les fascismes, à la différence de l’Iran qui est le fascisme dans sa version la plus atroce, celle des nazis.

            C’est bien Khomeiny qui voulait « effacer Israël de la carte du temps » ?

            Ca, pour tous ceux qui connaissent un peu l’histoire du milieu du XXe siècle, c’était déjà le projet même de la conféfence de Wannsee, réunie dès le 20 janvier 42, et qui programmait l’extermination des Juifs. Six millions de morts.

            Vous devriez avoir honte de soutenir un régime crapuleux qui déshonore l’humanité, et de venir ici nous servir vos divagations imbéciles et puantes.
             


            • Doume65 11 juin 01:18

              @Christian Labrune
              « C’est bien Khomeiny qui voulait « effacer Israël de la carte du temps 
               » ?
              Plus précisément, il parlait du régime. Vouloir changer un régime n’a rien d’une volonté génocidaire. Personnellement, j’aimerais bien que l’apartheid qu’a mis en place la droite Israélienne disparaisse. Qu’il n’existe plus, qu’il soit « effacé de la carte du temps ». En ce sens je ne veux absolument aucun mal au peuple juif, ni même aux israéliens de la rue, endoctrinés par leur gouvernement de la même manière que le sont les nord coréens.


            • pipiou 11 juin 01:32

              @Christian Labrune

              « l’Iran qui est le fascisme dans sa version la plus atroce, celle des nazis. »
              Labrune et ses névroses islamophobes.

              C’est sans doute cela la plus grand différence entre l’Occident et L’Iran :
              L’Iran est coupable d’un génocide virtuel.
              L’Occident est coupable d’un génocide réel.
              Le « nazi » Iranien dit « je vais te brûler » et il n’en fait rien.
              Le nazi occidental dit « vous prendrez bien une douche » et il gaze le juif.

              C’est Israel qui a les bombes atomiques et c’est l’Iran qui est dangereux.

              Bien sûr Labrune préfère le nazi occidental car celui-ci connait les bonnes manières.


            • Laulau Laulau 11 juin 11:01

              @Christian Labrune

              Il faut dire que l’Occident a fini par vaincre les fascismes

              Tiens, l’URSS faisait parti de l’occident, c’est nouveau ça !


            • gorio 11 juin 09:23

              Une enflammade nationaliste qui s’explique par la douleur que doit ressentir un expatrié loin de son pays meurtri par les attentats. C ’est pour moi une occasion de présenter mes condoléances aux familles des victimes iraniennes endeuillés elles aussi par la folie du fanatisme.

              Le romantisme du sacrifice n’existe pas, le guerrier magnifique n’existe pas, la vérité est qu’il est de la chair à canon fanatisé aux services d’un dieu absent, d’un pouvoir éphémère et toujours de l’argent sale...



              • ukip4 11 juin 09:32

                Bonjour,


                La principale raison pour la quelle l’Iran n’a pas besoin de réforme sécuritaires, c’est par ce que sa police dispose déja en droit commun de la possibilité d’intervenir d’abord et de demander l’appui d’un juge ensuite, comme l’introduit le droit antiterroriste français.

                J’avais écris d’autre truc mais il n’y a que ca d’utile, finalement.

                ++

                • bonalors 11 juin 11:25

                  A l Auteur

                  C est sur vous n’allez pas vous faire des amis ici, je vous ai mis 5 bien que vous embellissiez probablement le tableau pour la démocratie en Iran, mais les nôtres en Europe sont probablement plus critiquables ...

                  Mais comme vous je pense que l Iran n’a jamais généré de terrorisme, bien qu il pourrait avoir de sérieuse raison pour le faire, mais plutôt est le seul avec la Russie et Musulmans chiites et modérés a combattre DAESH alors que l OTAN et l occident les ont formes et armes, ainsi que défendu leurs positions avec leur aviation.

                  Alors comme vous je pense que les peuples européens se soucient beaucoup plus de leur retraite et prix bas a la pompe, et se foutent complètement que les femmes et enfants du Yémen se fassent déchiqueter par les pompes,

                  L humain est ainsi, essentiellement un animal malfaisant, beaucoup plus bête que méchant, car la mechancete demande de l intelligence ...

                  Bien a vous et je salue votre courage


                  • Christian Labrune Christian Labrune 11 juin 22:28

                    Mais comme vous je pense que l Iran n’a jamais généré de terrorisme,

                    @bonalors

                    C’est ce que démontre en effet Alain Rodier, spécialiste du renseignement et des questons qui touchent au terrorisme dans cet article dont je reproduis plus bas quelques paragraphes. Article très utile pour ceux qui viennent tout juste de naître.

                    http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-iran-demeure-principal-sponsor-terrorisme-au-monde-alain-rodier-2724747.html

                    Alain Rodier : Il est tout à fait vrai que l’Iran a utilisé par le passé le terrorisme comme moyen d’action, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Tout d’abord, le régime des mollahs a employé ce moyen pour museler toute velléité d’opposition à l’intérieur puis à l’extérieur.

                    Ce sont donc d’abord des Iraniens « déviants » qui ont été les premiers visés. En France, nous nous rappelons de l’assassinat à l’arme blanche le 6 août 1991 de Chapour Bakhtiar, le dernier  sous le Chah Mohammad Reza Pahlavi.

                    Dès la Révolution, la prise d’otages de l’ambassade américaine (1979-1981) a été un exemple flagrant des actions terroristes dirigées contre les « ennemis extérieurs ». Ensuite, les attaques lancées au Liban, en particulier contre les contingents américain et français le 23 octobre 1983, ont démontré que Téhéran utilisait ce que l’on a alors qualifié de « terrorisme d’Etat » pour le distinguer du terrorisme issu de groupes indépendants. Parallèlement, l’Iran a systématiquement ciblé son ennemi désigné, Israël, et ses intérêts à l’étranger. Les opérations terroristes les plus marquantes ont été dirigées contre la représentation diplomatique israélienne à Buenos Aires en Argentine en 1992 et l’Association mutuelle israélite en Argentine (AMIA) en 1994. La plus récente est celle de Bulgarie du 18 juillet 2012 qui a tués cinq ressortissants israéliens et leur chauffeur local sans parler des 32 malheureux blessés. Au Proche-Orient, Téhéran a multiplié les opérations terroristes contre l’Etat hébreu, souvent par mouvements palestiniens ou Hezbollah libanais interposés. Il a en particulier financé le Jihad islamique palestinien (JIP) et, jusqu’au déclenchement de la révolution syrienne, le Hamas. Comme ce mouvement a condamné ouvertement la conduite répressive du régime syrien, le soutien de Téhéran, grand allié de Damas, a été suspendu. Il est possible que le temps passant, l’Iran ait repris une certaine aide au Hamas.

                    Le Hezbollah est un cas particulier. Sa vitrine civile, qui participe directement à la vie politique libanaise, n’est plus reconnue comme « terroriste » par beaucoup d’Etats en dehors des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de l’Australie et d’Israël. Par contre, sa branche militaire est considérée comme « terroriste » par les Etats cités précédemment et l’Union Européenne, la Ligue arabe, etc. Cela est la conséquence directe de l’intervention du Hezbollah en Syrie depuis 2011 où, soit dit en passant, ce mouvements enregistre de nombreuses pertes ce qui tend à prouver qu’il est aux premières lignes.


                  • bonalors 12 juin 04:00

                    @Christian Labrune
                    compare au ravage que font les bombes françaises au Yemen c est une plaisanterie de votre part non ?
                    D ailleurs ses attaques sont contre les forts, les représentations diplomatiques et donc il s agit d actions de guerre, mais non de terrorisme
                    Le terrorisme c est le massacre non cible d innocents civils non ?


                  • microf 12 juin 22:02

                    @Christian Labrune

                    Bonsoir cher Christian Labrune, on se retrouve, je vous joins ce petit délice, je ne sais si vous avez déjá visionné cette interview.

                    Iran / Pujadas-Ahmadinejad : L’interview cachée aux français


                  • microf 12 juin 22:46

                    @Christian Labrune

                    Cher Christian Labrune, un autre petit délice pour vous á visionner.
                    La colère du P. Boulad.

                    https://youtu.be/0cyGA4YRQtE

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