• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Comment propager l’ignorance ?

Comment propager l’ignorance ?

Comment propager l'ignorance ? De plus en plus, les enfants, les adolescents ne maîtrisent plus la grammaire française, l'orthographe, disciplines tombées en disgrâce depuis nombre d'années.
Or, la langue, tout le monde le sait, est le support de la pensée, elle est essentielle pour exprimer des idées et comprendre le monde.
 
Les élèves d'aujourd'hui disposent, pourtant, d'outils merveilleux pour accéder à la connaissance : internet, les ordinateurs, les tablettes, les portables... Ils peuvent très rapidement se connecter et trouver toutes sortes d'informations sur toutes sortes de sujets.
Mais encore faut-il comprendre ces informations, les trier, les analyser.
 
Chaque année, le taux de réussite du baccalauréat bat des records : on a tendance à brader ce diplôme de fin de cycle.
Chaque année, les inspecteurs donnent des consignes d'indulgence très strictes aux enseignants chargés de corriger le baccalauréat.
 
Dès lors, ce diplôme est considérablement dévalorisé : on donne aux jeunes gens l'illusion de la connaissance, mais arrivés sur les bancs de l'université, un grand nombre d'entre eux échouent dans leurs études.
Une façon, encore, de propager et de cultiver l'ignorance.
 
Les adolescents, sûrs de maîtriser le savoir grâce à internet, en viennent à refuser toute notion d'effort et d'apprentissage.
Et le système les encourage dans ce sens.

Il faut de plus en plus aplanir les difficultés qui se présentent devant eux : l'orthographe est trop complexe et difficile, on va la simplifier.
La grammaire est trop rébarbative, il suffit de la passer sous silence.
Le latin et le grec, jugés très ardus, seront purement et simplement sacrifiés sur l'autel de la facilité et de la paresse.

Par ailleurs, dorénavant, les enseignants sont invités à pratiquer l'évaluation positive : il faut, à tout prix, valoriser les copies, éviter les notes "humiliantes".
Il faut donc donner l'illusion de la connaissance et du savoir.
Et c'est bien ainsi qu'on propage l'ignorance, c'est bien ainsi que l'on asservit les individus, qu'on les rend passifs.
C'est ainsi que les gens ne réfléchissent plus, se soumettent au règne des machines.
L'ignorance serait-elle devenue un moyen pour annihiler la volonté des peuples, pour les transformer en robots sans âme ?

La nouvelle réforme des collèges va accorder une large place aux EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires qui se veulent attractifs et ludiques.
Mais on voit bien que des élèves qui ne maîtrisent pas les connaissances de base ne peuvent tirer profit de ces pratiques interdisciplinaires.

On sert aux élèves de la poudre aux yeux, une illusion de savoir : comment mêler plusieurs disciplines quand on ne les a pas vraiment assimilées ?
On va inéluctablement entraîner un émiettement des savoirs, préjudiciable aux "apprenants". J'utilise volontairement ce néologisme, synonyme jargonnant du mot "élèves".
Et, au fond, ce vocabulaire est très révélateur : il ne s'agit plus de hisser les jeunes vers la connaissance, il faut qu'ils apprennent d'eux-mêmes.

Mais comment apprendre si l'on ne maîtrise pas les outils élémentaires de la connaissance : une syntaxe élémentaire, un vocabulaire riche et varié ?
La pratique raisonnée de la langue est essentielle pour comprendre des textes et en percevoir toutes les subtilités : si l'on ne sait pas reconnaître le mode conditionnel, le subjonctif, l'impératif, on ne peut analyser correctement des textes littéraires.
Comment avoir envie d'apprendre quand tous les obstacles sont aplanis ?
Notre système éducatif doit être réformé, afin de redonner une véritable place à la culture, à la notion d'effort indispensable pour tous les apprentissages.

JPEG

 

 Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2016/10/comment-propager-l-ignorance.html

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.85/5   (33 votes)




Réagissez à l'article

80 réactions à cet article    


  • MagicBuster 26 octobre 2016 15:17
    Comment propager l’ignorance ?

    Il suffit de promouvoir les banlieues « ouech ouech » et le communautarisme.

    La culture banlieue n’existe pas, elle est juste le reflet de l’absence de culture.

    Pourquoi les marseillais utilisent le même sous-langage que celui utilisé à trappes à Vaulx-en-Velin, à Mantes la Jolie à Amiens, sevran sarcelle grigny .. . . . ?

    Quand on était jeune on entendait seulement parler « le Français » dans la rue.

    Maintenant c’est une langue étrangère .... depuis que le cheval de troie s’est installé chez nous.


    • Pere Plexe Pere Plexe 26 octobre 2016 20:06

      @MagicBuster
      Ne pas maîtriser la langue nationale n’est pas « l’ignorance » mais une ignorance parmi les autres.

      Surtout elle n’est pas plus grave que bien d’autres.
      C’est un travers courant chez ceux qui maîtrise ,ou pensent maîtriser, les arcanes du Français de tenir pour négligeable les autres savoirs.Avec un mépris à la hauteur de leur suffisance...
      Spécificité bien franchouillarde par ailleurs que l’on ne trouve pas chez d’autres locuteurs.


      Il faudra pourtant un jour ouvrir les yeux : ceux qui font notre monde, ceux qui le changent, ne sont pas les agrégés de lettres modernes ou les ayatollah de l’orthographe !

    • alkoussekousse alkoussekousse 30 octobre 2016 22:29

      @Pere Plexe

      Faire le monde, changer le monde... Avec des chevilles aussi menues tu n’es certainement pas l’un de ces Franchouillards méprisables qui se gonflent d’une importance qu’ils n’ont pas ! smiley


    • Fergus Fergus 26 octobre 2016 16:30

      Bonjour,

      « Comment propager l’ignorance ? »

      Facile : il suffit de ne rien changer au système scolaire ! Tant que l’on continuera à admettre en 6e des élèves qui ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture et le calcul, les problèmes ne feront que s’amplifier d’année en année.

      L’admission en 6e devrait impérativement être conditionnée à la maîtrise de ces trois éléments de base de tout enseignement au collège.


      • Aristide 26 octobre 2016 16:50

        @Fergus


        Lisez ce document, il est assez illustratif de ces difficultés et apporte un éclairage qui va au delà de la généralisation de la situation à tous les enfants.

        Conclusion :

         Cependant, le pourcentage d’élèves pouvant être globalement considérés comme en difficulté de lecture n’augmente de manière significative, ni dans le secteur public hors éducation prioritaire, ni dans le secteur privé. Il n’en est pas de même dans le secteur de l’éducation prioritaire ; les pourcentages d’élèves en difficulté y augmentent de manière significative pour tous les critères, et la proportion globale d’élèves en difficulté de lecture à l’entrée en sixième passe de 20,9 % à 31,3 % entre 1997 et 2007.

        En fait, je crois que la généralisation de ces difficultés ne permet en aucun cas de résoudre les vraies causes. Il s’agit comme on peut s’y attendre des conditions socio-économiques qui sont déterminantes. 

        Nulle surprise sur ce point, mais une confirmation de la nécessité d’un plan d’urgence ciblé sur ces élèves en place de réformes globales. La réforme des collèges indispensable se heurte à l’impossibilité assez « incompréhensible » de mettre en cause le collège unique, et impose des modifications, des adaptations là où ce n’était pas nécessaire.. Les effets pervers sont la déperdition des moyens qui se diluent sur tous les élèves quelque soit leur niveau, alors qu’il faut cibler cette population par la mise en place de dispositif assez connu tel que l’aide aux devoirs, l’accompagnement individualisé, ... et laisser ceux qui n’en ont pas besoin aller en cours de latin, de grec ou completer leur formation par d’autres approfondissements.

        L’idée du « collège unique » est pratiquement impossible à dénoncer. C’est un vrai problème, mêler dans les mêmes classes une telle hétérogénéité de niveau est contre productif, mettant sur la touche les plus faibles et transformant l’école en ennui permanent pour les meilleurs. 


      • Fergus Fergus 26 octobre 2016 17:37

        Bonjour, Aristide

        Il ne s’agit pas pour moi de « généraliser », mais de mettre en place partout où cela est rendu nécessaire par des évaluations défaillantes des acquis des structures de mise à niveau - adaptées aux cas constatés - avant tout passage en 6e. Bref, globalement d’accord avec vous.


      • Aristide 26 octobre 2016 18:09

        @Fergus


        je ne visais pas vos propos sur ce sujet mais l’auteur de l’article qui parle d’un « élève » assez virtuel qui n’existe pas. Il y a une grande diversité et des situations particulières qui peuvent être résolues en ciblant ces publics en difficulté. 

      • tf1Groupie 26 octobre 2016 18:20

        @Aristide

        Assez d’accord là-dessus : l’ignorance se propage et même s’enkyste principalement dans les milieux défavorisés, où d’ailleurs parfois le Français n’est pas la langue « prioritaire ».

        Dans les autres milieux l’ignorance n’est pas si présente que cela, mais le fait de baisser continument les exigences trompent les futurs adultes qui sous-estiment les difficultés des études supérieures et du monde du travail.


      • Jelena Jelena 26 octobre 2016 18:46

        Voir « le vieux con aigri » et « tf1morpion » parler d’ignorance à quelque chose de désopilant. ^^


      • tf1Groupie 26 octobre 2016 18:51

        @Jelena

        Certes votre intervention relève le niveau !! smiley

        En fait elle est plutôt triste car symptomatique du niveau de débat de la nouvelle génération : insultes et agressivité sans aucun contenu.
        Là ce n’est même pas de l’ignorance, c’est de la bêtise de frustrée.


      • Jelena Jelena 26 octobre 2016 18:56

        @tf1Morpion >> insultes et agressivité sans aucun contenu.
         
        Relis tes 8435 commentaires. smiley


      • tf1Groupie 26 octobre 2016 20:29

        @Jelena

        On peut relire les tiens y a pas photo, bref tu essaies un mauvais bluff.(sinon tu aurais fourni des exemples ...)

        Il me semble que je ne t’ai jamais adressé la parole, ou alors il y a très longtemps, donc pas d’historique entre nous
         Et là tu me fais un commentaire totalement hors-débat, juste pour m’agresser. Aucun motif, juste du défoulement gratuit.

        Alors puisqu’on parle d’ignorance tu veux sans doute servir de cas d’école...


      • velosolex velosolex 26 octobre 2016 22:10

        @Fergus
        Bonjour

        Tant que la méthode globale continuera d’être la manuel de base de beaucoup d’enseignants, peu de choses à espérer. Oh, je sais, on me rétorquera qu’on ne la pratique plus, mais c’est un mensonge. La majorité des enseignants de CP continuent à utiliser une méthode non approuvée par le ministère (ils ont le choix de celle ci. ¨Pour le reste, il y a tellement à dire que je renonce, m’étant déjà amplement exprimé sur le sujet ( rythmes scolaires, etc...)
        Réintroduire un peu de plaisir ne me semble par une mauvaise idée, tant le résultat de toute façon est accablant, en terme de résultat ( école faite pour une élite, avec la potentialisation des inégalités par le biais de réformes ayant entraîné des effets pervers. A ce titre, supprimer ce sacro saint bac, serait sans doute une réforme utile....« Mais vous n’y pensez pas, comment va ton les tenir ? »

      • Fergus Fergus 27 octobre 2016 09:31

        Bonjour, velosolex

        Sincèrement, je ne sais pas ce qu’il en est du maintien de la « méthode globale » en France. Je constate qu’elle n’a pas été utilisée dans les classes où sont allés mes petits-enfants et autres gamins dont j’ai eu connaissance du parcours éducatif, et je m’en réjouis tant cette méthode a effectivement été catastrophique.

        « Réintroduire un peu de plaisir »

        Là en revanche, je crois que c’est ce qui se pratique un peu partout. Parfois trop, aux dires de certains parents.

        Et même de l’un de mes petits-fils qui, l’an passé à 7 ans, reprochait à sa maîtresse de « ne pas pouvoir aller au bout du programme à ce rythme ». smiley (Véridique !)

        Sur la suppression du bac, je suis partagé. Sous sa forme actuelle, visant à atteindre un nombre de reçus pléthorique, sans aucun doute.


      • velosolex velosolex 27 octobre 2016 10:12

        @Fergus

        Fergus, bonjour
        Vous pouvez avoir la chance de tomber sur la tranche des 30%« professeur des écoles », qui utilise de nouveau la méthode alphabétique, la seule, faut il préciser qui tient compte du développement neurologique du cerveau de l’enfant à cet âge, la globale créant des distorsions parfois irréparables, qui mèneront les gosses dans les cabinets d’orthophonie. (alors que leurs troubles relèvent souvent de la dysorthographie)

        Officiellement, la méthode globale, d’obédience quasi religieuse, sous couvert de modernité, n’existe plus....Elle a simplement changé de nom et d’apparence.
        Lisez donc cette réflexion de Stanislas Dehanne, professeur au collège de France et spécialiste de l’éducation, ces propos ne tenant pas du fantasme, mais des faits. Nous cherchons des pourquoi et des comment au malaise de l’école, alors que les preuves nous crèvent parfois les yeux, et sont souvent sur la table, comme dans la nouvelle d’Edgar Poe : La lettre volée
        Quand au bac, il ne sert plus à rien, si ce n’est à mettre définitivement à la porte de tout, et bien tard, ceux qui ne l’ont pas. Le dossier, les relations, et l’argent ouvrant les portes de écoles privés. Il coûte un fric fou, monopolise les enseignants et les lycées pendant au moins deux mois., Les enseignants le critiquent, tout comme leurs inspecteurs, mais ne veulent pas le voir disparaître...Il vaudrait bien mieux un examen d’entrée dans les facs, en relation avec le savoir qu’on veut développer. . 

      • velosolex velosolex 27 octobre 2016 10:58

        @Fergus
        Mais les faits sont tout de même accablants et parlent d’eux même. La France est toute dernière, ou avant dernière, dans la transmission des inégalités. Le stress concerne aussi les tous petits, et concerne bien sûr « les thésards » que j’ai eu parfois comme patients. C’est tout un regard qui vous formate. Je sais de quoi je parle, j’ai quitté l’école à 16 ans, avec deux ans de retard, « repéré », comme ils disaient.... J’ai tout de même été ensuite, dix ans plus tard, le seul élève infirmier dans une promotion de 50 élèves a ne pas avoir le bac....Mes universités se sont passées ailleurs..Et je ne regrette absolument pas mon parcours atypique, la connaissance de la vie qu’elles m’ont donnée, au delà de celle des bons élèves formatés.

        .L’école à l’époque c’est vrai à l’époque n’était pas si cruelle, ( une autre vie était possible et l’échec ne vous condamnait pas) en dépit des « coups de pied au cul ». la violence est devenue beaucoup plus sourde, hypocrite, un harcèlement ambigu, un clivage reposant sur la distinction sociale, encore plus prégnante finalement qu’à l’époque de Bourdieu. 
        Il me semble que les pays nordiques présentent des alternatives intéressantes, qui ont reprises d’ailleurs par la plupart des pays qui se posent des questions et veulent surtout avoir des réponses, et modifier leurs paradigmes : Travail en groupe, valorisation de chaque élève...Maintenant il ne s’agit pas de transcrire ceci dans le discours, comme un leurre, mais que cela soit dans les faits, une chose qui ne trompe pas les enfants, très sensibles au ressenti, même s’ils ne possèdent pas les qualités d’analyse. Notre société est bornée par une élite qui se protège, et est alimenté par des corporatisme matois. Mais de la comparaison entre la france et d’autres pays, pour l’école, c’est faire le parallèle entre Hollande et Merkell, par exemple. J’ai oui dire à la radio que celle ci faisait encore ses courses, allait au supermarché. Dans les pays protestants, c’est une réalité : La remise en question morale éloigne des ors du pouvoir et de la fatuité. 

      • Ruut Ruut 27 octobre 2016 15:58

        @Aristide
        C’est sur que l’omniprésence de l’Anglais dans nos médiats n’aide pas a apprendre le Français.


      • Alren Alren 27 octobre 2016 16:38

        @Fergus

        Tant que l’on continuera à admettre en 6e des élèves qui ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture et le calcul,

        Ces trois termes sont ambigus. Il faudrait préciser ce que l’on entend pour chacun d’eux.

        Qu’est-ce que maîtriser la lecture ? déchiffrer une texte ou le comprendre ?

        Si l’on parle de déchiffrer, ce qui doit être commencé au CP et achevé au CE1 par la capacité à lire n’importe quel mot inconnu et long (par exemple un nom de dinosaure ou de médicament) en analysant les syllabes qui le composent, c’est le passage en CE2 qui doit être différé et non attendre la sixième pour ça.

        Le problème est alors le refus des parents du redoublement par refus de la réalité, à savoir que leur enfant n’est pas aussi intelligent qu’ils le croyaient, ce qui leur cause beaucoup de souffrance morale et qu’ils préfèrent nier en mettant en cause les enseignants et leurs méthodes.

        Comme par ailleurs une certaine démagogie, ou plutôt une démagogie certaine, fait des parents des intervenants incontournables dans l’école, des partenaires obligés et comme le redoublement d’enfants qui sont d’un moindre intérêt pour les gouvernants vu qu’ils ne seront pas des travailleurs brillants, coûte cher, il n’y a plus de redoublement.

        On peut d’ailleurs mettre en cause l’effet négatif sur le comportement d’un garçon, de son redoublement pur et simple qui consiste à la rentrée à le mettre, lui qui a quand même suivi une année de CE1 au même rang que les « petits » arrivant du CP.

        Mais hormis dans les écoles à gros effectifs, il est matériellement impossible de créer une classe transitoire entre CE1 et CE2. Par ailleurs on sait que les classes à deux niveaux exigent beaucoup d’effort de l’enseignant(e) et que les résultats sont néanmoins inférieurs à des classes à un niveau si les effectifs sont les mêmes.

        La solution seraient de détacher des enseignants en soutien spécifique de ces élèves, travaillant en très petits groupes. Ce qui nécessiterait des créations de poste et un budget approprié allant en sens contraire des souhaits d’austérité de l’UE pour les écoles publiques.

        Si l’on parle de saisir les subtilités du texte lu, c’est tout autre chose !

        Et c’est en cela que les différences d’origines sociales vont créer des différences qui ne pourront pas être comblées à l’école primaire que quittent des enfants de dix ans (il faut se souvenir de ce jeune âge que les gens confondent avec les quatorze et souvent quinze ans des élèves d’autrefois qui restaient en primaire jusqu’au certificat d’études).

        Au mieux le handicap culturel des enfants des milieux défavorisés ne pourra être comblé qu’en fin de lycée après des années d’enseignement secondaire et à la condition expresse que ces élèves d’une bonne intelligence empathique dévorent les livres et soient intéressés par les études de texte.

        Une tradition élitiste incite les professeurs de français à ne proposer à l’analyse de la classe que les textes des "grands écrivains" du passé, dont l’univers mental et les références culturelles sont sans rapport avec ceux des élèves ordinaires ou culturellement défavorisés.

        Une grosse partie du travail du professeur est alors de donner le sens de mots inconnus, et ensuite d’analyser la « psychologie » des personnages ou de démasquer les non-dits de l’auteur qui sont souvent en référence avec une époque et un milieu social inconnu des jeunes d’aujourd’hui.

        C’est une façon trop étroite d’étudier la langue française écrite. Il serait beaucoup plus intéressant de continuer au collège les « livres de lecture » du primaire en collectionnant des textes de diverses origines y compris des textes didactiques de sciences (science naturelles), d’histoire, de géographie mais aussi humoristiques, de science-fiction etc. L’objectif étant moins de lire rapidement que d’analyser le sens et les informations qu’ils contiennent.

        Qu’entend-on par « savoir » écrire ?

        Autrefois, on entendait par là maîtriser la calligraphie. Et bien entendu, ce n’est pas le sens que l’on donne aujourd’hui qui est de rédiger un texte cohérent dans un français correct.

        Là non plus, comme pour le vocabulaire orthographique, la solution est de lire, lire, lire tout ce qui passe à portée comme Cavanna quand il était enfant et comme il le raconte dans son roman autobiographique : Les Ritals. Il faut aussi de la mémoire !

        Mais pour devenir un bon rédacteur si cela est nécessaire, cela n’est pas suffisant. il faut aussi du talent qui ne s’apprend pas mais se révèle à ceux et celles qui écrivent beaucoup. Car tout entraînement est profitable.

        Mais comme pour la compréhension profonde d’un texte, cela ne peut être acquis à dix ans. C’est au collège qu’incombe l’essentiel de cette tâche difficile et au lycée de peaufiner les acquis.

        Au lycée, on devrait entraîner les étudiants à écrire en différents styles selon le sujet. Ce n’est pas fait.

        Qu’entend-on par « savoir » compter ?

        Évidemment pas de faire des opérations mécaniquement en appliquant un algorithme sans connaître sa raison d’être. Mais résoudre des problèmes d’après un énoncé, un texte sans illustration ni manipulation. Or cela est extrêmement difficile pour un jeune cerveau alors qu’à quinze-seize ans cela paraîtra évident. En fait le « calcul » à l’école primaire devrait toujours se faire à travers une manipulation concrète ou à tout le moins avec un support visuel. De ce point de vue, les ordinateurs et tablettes correctement programmées devraient être d’une grande aide.

        En résumé, pour l’entrée en sixième, l’exigence en mathématique devrait être une attitude active de l’élève devant un problème soluble par une manipulation ou un support visuel. Et de cela je pense que pratiquement tous les élèves en sont capables si on les a habitués à ne pas rester passifs (« J’y comprends rien ! »).

        Il est utopique que des enfants de dix ans sachent écrire un texte élégant et plein d’idées sur n’importe quel sujet sauf à être particulièrement doué et surtout être issu d’un milieu très cultivé et s’intéressant de près à sa réussite scolaire ( typiquement un couple d’enseignants comme parents !).

        Il en est de même pour l’orthographe des mots qui ne peut être correcte que s’ils ont été « photographiés » par les élèves au cours de leurs lectures. Lesquelles chez un enfant de dix ans qui ne lit couramment que depuis trois ans ne peuvent être considérables, sans rapport avec ce que doit avoir lu un étudiant de dix-huit ans.

        En revanche les règles de base de l’orthographe grammaticale doivent être connues (accord sujet verbe, nom-adjectif, verbes courants au temps et mode courants).

        Mais il faut que les élèves lisent facilement tout texte, en arrivant en sixième, pour tirer plaisir de cette occupation qui est la clé de la réussite scolaire.


      • mmbbb 27 octobre 2016 19:03

        @velosolex j ’approuve votre commentaire rien a redire sauf cette conclusion « quel gâchis » Un tres grand gâchis et tout ceci pour en arriver la 


      • non667 30 octobre 2016 21:24

        @Alren
        en analysant les syllabes

        la méthode globale initiale ( pas la semi-globale pratiquée en douce par les instits qui se sont aperçu que la globale ne marchait pas ) la méthode globale initiale n’analyse rien du tout ! elle reconnait globalement des mots en les comparant avec ceux que le lecteur a en magasin dans sa tête ! et qui peut ne pas correspondre a la réalité . de plus globale et en diagonale en sautant les négations peut conduire à comprendre le contraire.

        2° un employeur qui lira 2 cv l’un écrit en ancienne orthographe et l’autre en nouvelle qui croyez vous qu’il embauchera ?

        autrefois les chefs d’établissement pour sélectionner les bons élèves et les regrouper dans une même classe conseillaient en douce aux parents de prendre de prendre une option rare et « inutile » ça a été le latin ,l’allemand ,.....


      • rocla+ rocla+ 26 octobre 2016 16:34

         Comment propager l’ignorance ? 


        Vous n’ êtes pas sans l’ ignorer , séniorita  ?

        • Christian Labrune Christian Labrune 26 octobre 2016 16:57

          Notre système éducatif doit être réformé, afin de redonner une véritable place à la culture, à la notion d’effort indispensable pour tous les apprentissages.
          ----------------------------------------------------------------------------
          @Rosemar,
          Il y a bien déjà une quinzaine d’années, Michéa avait publié « L’enseignement de l’ignorance ». Il suffisait de regarder autour de soi dans l’Education nationale pour voir déjà clairement et distinctement quelle était la tendance.
          Je suppose que, depuis, le niveau aura encore « monté ».

          Je consens, durant le temps qu’il me faudra pour finir d’écrire cette intervention, à me glisser dans la peau d’un vrai « pédagogue ». Opération des plus répugnantes - courage ! Voici ce qu’il vous répondrait :

          Elle est carrément odieuse, la phrase que j’ai recopiée ci-dessus : la notion d’effort est rarement associée à celle du plaisir. Où serait le plaisir d’apprendre s’il fallait faire des efforts ? Seriez-vous de ces enseignants qui prennent un malin plaisir à poser des questions à leurs élèves au risque de les mettre en difficulté ? Il faut partir de ce qu’ils savent naturellement, et non pas de ce qu’on aura essayé de leur faire entrer dans la cervelle par une manière de gavage.
          J’entends par là que si on interroge les élèves sur le contenu du cours précédent, il y en aura bien quelques uns -toujours les mêmes !- qui seront en mesure de répondre parce qu’ils auront écouté, mais que faites-vous de tous less autres qui auront passé l’heure à tripoter leur téléphone ou à rêvasser ? Ceux-là se trouveront dans la situation très humiliante de ne pas pouvoir répondre et il conviendrait quand même, au nom du principe d’égalité et de l’équité qu’il implique, de leur éviter une expérience aussi pénible et dégradante.
          Mon sentiment est que pour permettre la réussite de tous, c’est d’abord à ceux-là qu’il faut songer. Il importe qu’ils puissent répondre. Une bonne pédagogie doit satisfaire d’abord à cette exigence. Au lieu de faire des questions embarrassantes sur l’ironie de Voltaire, si difficile à déceler pour des jeunes qui n’ont pas beaucoup lu, ou sur les sous-entendus dans les comédies de Molière, il me semble qu’on pourrait leur poser des questions plus simples, du genre : combien y a-t-il de syllabes dans un vers de douze syllabes ? Et dans un octosyllabe ? (Songez à d’autres mots de la même origine : « octet », « octogénaire », etc.) Plus simplement encore : combien y a-t-il de mots dans la phrase propitiatoire que je viens d’écrire au tableau ? (la phrase serait : « Les élèves travaillent ») Et ensuite : quelle est la nature grammaticale de ces mots ? Soulignez en bleu l’article, en vert le nom, en rouge le verbe. Il me semble que des élèves qui préparent le baccalauréat, voire des élèves de première dans les meilleures classes, seraient tout à fait capables de réussir parce que ces sortes de questions font appel à l’intelligence et ne présupposent pas une bien grande activité de la mémoire.


          • chantecler chantecler 26 octobre 2016 16:59

            La langue s’est structurée à travers l’écrit .
            la lecture , le livre sont abandonnés au profit d’autres activités : la TV , le smartphone , les jeux vidéos ,les copains copines , les activités extra scolaires , ceci pour une majorité qui ne’est plus cadrée par les parents .
            Alors vous pouvez mettre en cause l’école systématiquement , elle n’est plus en mesure d’apporter les connaissances de bases , le français , les maths , l’histoire géo tout cela est as been .
            Tout au plus limiter la casse à condition de ne pas remettre en cause en permanence les enseignants .Maintenant si certains d’entre vous ont la vocation , la solution , un ascendant sur les ados ,et envie de se coltiner à des classes en sureffectif allez y !
            Surtout ne vous gênez pas .
            Regardez la série « l’instit » : c’est beau , c’est simple , c’est indémodable , le rêve .


            • Fergus Fergus 26 octobre 2016 17:43

              Bonjour, chantecler

              Pas d’accord : on ne peut pas dire que l’école n’est plus adaptée : elle l’est très bien dans la plupart des écoles de France où les élèves décrochent rarement.

              Là où se posent avec acuité les problèmes, c’est là où sévit un climat social très dégradé, marqué par le chômage des parents - avec à la clé la perte d’autorité que cela induit trop souvent - et la subordination des enfants aux règles de la rue.


            • Aristide 26 octobre 2016 18:16

              @Fergus

              Cela va finir par être douteux, mais je suis assez d’accord avec vos propos. Il me semble que l’école ne peut porter toutes les difficultés sociales, les corriger et rétablir un équilibre idyllique entre les élèves.

              J’avais illustré cette opinion par le fait que les enfants qui réussissent le mieux pour arriver dans les études supérieures sont les enfants d’enseignants. Ce n’est pas un hasard, ils disposent de sachants* sous la main et sont tenus à la culotte par des parents conscients de l’importance des diplômes. 


              * appréciez ce terme de novlangue assez ... smart et sympa.


            • Robert Lavigue Robert Lavigue 26 octobre 2016 18:41

              @Aristide

              pour mettre un peu d’ambiance tout en respectant l’usage de votre jargon,
              j’ajouterai que les enfants de sachants ont la chance d’avoir des acteurs impliqués dans la conception (même ceux victimes d’infertilité sociale) qui ont plus de temps libre à leur consacrer !!!!!!


            • chantecler chantecler 27 octobre 2016 08:55

              @Fergus
              Salut,,
              Oui globalement je te donne raison .
              Il n’empêche que le livre , la lecture , sont devenus désuets .
              Avant lire était une nécessité pour s’instruire , s’évader , etc, etc ...
              Aujourd’hui ça devient un travail , un effort , une option ...
              Des livres , tu en trouves dans les poubelles ...
              Un symptôme : au bac,ou pour certains concours, il est nécessaire de présenter une dizaine de livres .
              Les éditeurs publient des annales , des analyses prémâchées de ces ouvrages , ce qu’il est convenu de savoir en une soixantaine de pages et encore etc, etc ...
              Ce qui fait qu’un certain nombre de jeunes parlent dissertent sur des écrits , des oeuvres , des choses qu’ils n’ont jamais prises en main , étudiées , lues ,rencontrées .
              « Ce qu’il faut savoir, retenir » etc, etc ...
              Or tout découle de la lecture : le français - le style , l’orthographe , la grammaire -, les mathématiques ( compréhension d’un problème ) , les sciences l’histoire , la géographie etc etc ....
              Et ce n’est pas qu’un phénomène de banlieue .
              La pauvreté du vocabulaire , le langage SMS , l’absence de connaissance du sens des mots , etc est répandu .
              La proportion ?
              70 % en voie de « crétinisation » ?


            • Fergus Fergus 27 octobre 2016 09:22

              Bonjour, chantecler

              C’est un fait que les enfants d’aujourd’hui lisent moins qu’avant, mais le phénomène avait déjà été amorcé avec leurs parents. Cela dit, tu as raison, ce détournement de la lecture, combiné comme tu le soulignes à l’absence d’analyse littéraire, est en effet un réel problème.

              Peut-on pour autant parler de « crétinisation » ? Non, car les tests de QI montrent que celui-ci augmente chez les jeunes. Faut-il en conclure que les enfants sont au contraire plus intelligents ? Non plus, car le QI ne mesure que l’intelligence liée à la logique et aux capacités de mémorisation. Il est en revanche muet sur les ressources créatives et les capacités à résoudre des problèmes non logiques qui relèvent de l’humain et des sciences sociales.

              Bref, rien n’est simple. Mais si l’on ne doit pas empêcher les jeunes d’aller vers l’usage des nouvelles technologiques où ils se révèlent d’ailleurs bien plus à l’aise que leurs aînés, tout devrait être fait en parallèle pour relancer l’étude approfondie des textes littéraires, beaucoup plus formatrice en termes d’intelligence sociale.

              Foi de cancre ! (bac -2) smiley


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2016 12:49

              @Fergus
              Les choses ont commencé à se dégrader nettement dans les années 2000, quand les élèves ont vu leurs aînés super diplômés, soit au chômage, soit sur des emplois sous qualifiés, ou avec des contrats en CDI... Même si la qualification, et un bon niveau en enseignement général restent les meilleurs garants pour l’emploi, la confiance dans l’école en a pris un coup.


              D’autant que les divers gouvernements ont laissé les économies parallèles s’installer dans les quartiers défavorisés, sachant que l’ UE et l’euro allaient de pair avec un haut niveau de chômage.
              Mettre en concurrence 50 000 euros par jour par la drogue, avec le RSA ou le SMIC, ya pas photo !

              Je me pose aussi des questions sur le chaos organisé dans les classes, dans certains établissements et quartiers par le communautarisme et les mêmes qui sont partis ensuite faire le djihad ?? En clair, le rôle des Saoudiens et autres propulseurs de l’Islam radical dans les quartiers ... ?? Quand on voit les attaques contre un prêtre, contre les policiers ou les enseignants, on ne peut que se poser des questions sur qui les a laissé faire, non ?

            • velosolex velosolex 27 octobre 2016 19:55

              @Aristide
              Il faut tout de même ajouter que les enseignants sont les mieux placés pour connaitre les pièges, les bonnes boites, les mauvaises, les meilleurs orientations, et bénéficient pour leur progéniture parfois d’un esprit de corps. La plupart du temps inconscient c’est vrai, mais réel.

               L’enfant bénéficie ainsi d’un regard bienveillant, en rapport avec des mécanismes de transfert, positives, ou parfois négatives.... 
              Si vous êtes d’un bon milieu social, en cas d’échec, vous serez étiqueté « surdoué contrarié » ; et des cellules de soutien, ou des cours particuliers vous seront proposés ; si vous faites partie de la plèbe, vous serez vu simplement comme un cancre. 
              Qui n’a pas été surpris dans sa jeunesse par la réflexion d’un enseignant , projective, en rapport avec un frère ou une sœur aînée que l’enseignant eut précédemment : « J’espère que tu es moins tête en l’air que ton frère ! »...Ou plus travailleur....
              Chacun se fera son idée, mais ces mécanismes existent aussi évidemment en rapport avec le métier et la situation sociale des parents. Ce n’est pas seulement propre à l’éducation nationale, d’ailleurs. 
              Travaillant dans la santé, j’ai vu les mêmes facteurs d’attention se mettre en place dans les hôpitaux, à propos des enfants ou des parents du personnel soignant. 
              Si ces phénomènes peuvent être baptisés de suggestifs, d’autres le sont moins : Gratuité des frais de scolarité dans les écoles privés des enfants d’enseignants. Ceux ci échappent beaucoup plus aussi à la carte scolaire que les enfants d’ouvriers...Ne parlons pas des musées gratuits pour les enseignants et leurs enfants, un modèle d’injustice patente.
               Ce qui est réel, c’est que l’attente dans le milieu enseignant est souvent plus forte que dans d’autres milieux, du fait d’une hypersensibilité à cette norme de réussite, pour des raisons évidentes la aussi d’appartenance au milieu. 
              Tant mieux si cela se passe de façon harmonieuse. Par contre j’ai vu parfois en psychiatrie des enseignants très mal réagir à la problématique de leurs enfants, ne correspondant plus tout à coup à leur attente de réussite...
              Le pire : Une gamine de 17 ans, dépressive, dont les parents ne supportaient pas qu’elle ne puisse passer son bac, car très bonne élève,. Ils l’ont sorti de l’hôpital, contre avis médical, et elle s’est suicidée le lendemain. 
              Donc, si l’on veut sortir de la logique des collèges anglais, et proposer des écoles du bonheur, il faut impérativement changer certaines choses : Ne pas être obnubilé surtout les premières années par le résultat, mais travailler à travailler ensemble, sachant que cela sera un facteur d’épanouissement et de réussite pour l’individu, et la société en général. Car à quoi bon être bon, dans une société dépressive et dangereuse, où les exclus fragmentent le sens général. C’est vrai que travaillant toute ma vie avec les éclopés de l’âme, je suis assez entier pour défendre des notions de bonheur générale, sans m’attacher trop à la réussite des égos. 

            • velosolex velosolex 27 octobre 2016 20:07

              @Fifi Brind_acier
              Vous avez raison. Un enfant, même s’il est insolent, ironique, disant s’en foutre, à une vision hypersensitive des choses. 

              L’injustice peut le révolter, le mettre en rupture. 
              Même s’il n’est pas au courant des arabesques politiques et économiques, le sentiment de ne plus avoir sa place dans un monde où tout est couru d’avance, le condamne à la violence et à l’exclusion...
              Beaucoup, ont ainsi intériorisé très tôt qu’ils n’ont pas leur place, et de façon évidement fausse, surtout dans les banlieues, lieux stigmatisés, par les médias qui travaillent à la louche, oubliant que les choses varient d’un endroit à l’autre, et sapant le travail des éducateurs et des profs, des gens qui y croient encore.
               Il faut à tout prix agir sur ce sentiment d’apartheid, au lieu de repeindre les cages d’escalier. 
              Agir bien sûr la sécurité, et faire retrouver à l’immense majorité des gens qui sont là, leur honneur, et leur ambition. Ce sera la meilleure façon de foutre à la porte les prophètes du malheur. 


            • Christian Labrune Christian Labrune 26 octobre 2016 17:28

              Il est bien possible que je passe pour un imbécile, mais tant pis :
              Je vois qu’apparemment on peut « voter » en faveur d’interventions qu’on approuve. J’aurai passé hier près d’une demi-heure à essayer de comprendre comment il faut procéder, mais je n’ai rien trouvé sur le site. Il y a deux ou trois ans, il y avait une petite case sur laquelle on pouvait cliquer ; je le faisais quelquefois, mais celle-ci n’apparaît plus sur aucun de mes deux navigateurs. 
              Merci à qui pourrait me répondre.


              • francesca2 francesca2 26 octobre 2016 17:32

                @Christian Labrune


                Vous n’avez pas les 3 étoiles à droite ? 

              • Christian Labrune Christian Labrune 26 octobre 2016 20:32

                @francesca2
                Merci de m’avoir répondu. Non, pas une seule étoile à droite, et pas plus à gauche ! Il doit donc s’agir d’un problème lié à l’utilisation de Firefox, mais c’est la même chose sur Outlook Express. Je vais quand même vérifier : je ne suis plus du tout certain l’avoir jamais fait.


              • francesca2 francesca2 26 octobre 2016 21:18
                De rien, monsieur Labrune.


              • hunter hunter 27 octobre 2016 11:57

                @Christian Labrune

                Quelle version de Firefox utilisez-vous ? Avez-vous récemment fait une mise à jour ?

                Combien de mémoire vive avez-vous sur votre machine ? Quel est votre oS ?

                Les étoiles à voter, c’est un script, et parfois il ne passe pas sous certaines vieilles versions de firefox, surtout si la mémoire vive est de faible capacité et/ou très occupée !

                Dans ce cas vous pouvez lancer un « debug » sous firefox, pour voir !

                Essayez de voir, et tenez-moi au courant ; parler de l’école, n’est pas mon truc, mais un coup de main sur les systèmes, je peux essayer.

                Adishatz

                H/


              • HELIOS HELIOS 27 octobre 2016 12:30

                @Christian Labrune


                Bonjour...

                Je n’arrive pas a reproduire le problème des « etoiles » avec differentes verisons de Firefox.
                Parmi les « professionnels » qui m’entourent, aucun ne sait répondre.

                Pourtant l’un d’entre eux m’a indiqué qu’il avait eu de nombreux problèmes, pas qu’avec Firefox, en installant un bloqueur de pub americain. Il se trouve que de nombreux sites (je ne sais pas pour Agoravox) ecrivent ou utilisent des outils sans discrimination et ont des fonctionnalités de site liées - volontairement ou non- a des script de pub.

                Verifiez votre bloqueur si vous en avez un. 

              • Christian Labrune Christian Labrune 28 octobre 2016 00:07

                @hunter
                J’utilise Firefox 49.0.2, sous Win 10. C’est mis à jour régulièrement et ma machine quoique déjà un peu ancienne tourne à plus de 3Ghz avec 8 Go de mémoire vive et des disques statiques. Rien à craindre, donc, du côté hard. Il y a aussi une éternité que mes logiciels n’ont détecté ni virus ni cheval de Troie.
                Il y a au moins deux ans que je n’ai plus les cases qui permettent de voter. J’ai essayé hier avec Outlook Express, mais cela ne change rien.
                Je craignais surtout d’être devenu idiot au point de ne plus être capable de comprendre le fonctionnement d’une page internet et, l’absence d’étoiles sur les miennes me rassure ! Pour le reste, si je ne peux pas voter, eh bien je n’en ferai pas une maladie.
                Merci en tout cas de votre réponse, que je découvre hélas trop tardivement : le débat actuel sur cette page doit commencer à s’endormir. Demain, je lancerai un « debug », pour voir.


              • velosolex velosolex 28 octobre 2016 00:09

                @Christian Labrune

                Explication : Les étoiles que vous voyez autour de vous n’ont rien à voir avec une stigmatisation antisémite. 

                Rassurez vous !
                .
                Cliquez et vous verrez apparaître l’étoile promise, même par temps couvert, et c’est joli !.
                Plus qu’à l’étoile du berger, trop contemplative et nomade, elles s’apparentent davantage au mythe de la toute puissance, que représente l’étoile du shériff, dans les plaines du Texas ou de Californie . 
                Ces types là bien qu’en ayant une sur la poitrine, sont parfois de vrais crétins, et vous envoient une balle dans la peau pour un mot de trop. 

                Un peu comme sur agora, voilà.
                C’est ainsi qu’on en arrive à voir 36 chandelles, des étoiles en négatif. 
                Mais cette utilisation de la force brute les rassure. 

              • Christian Labrune Christian Labrune 28 octobre 2016 00:14

                @HELIOS
                J’ai effectivement un bloqueur de pub, et bien des sites journalistiques, systématiquement, me demandent de le désactiver, ce que je ne fais jamais. Je n’y avais pas pensé, mais c’est bien de là que pourrait venir le problème. Ou alors de l’association entre tel type de carte-mère et tel type d’OS. J’ai déjà rencontré ces sortes de difficultés, souvent en plus grave, qui ont disparu dès que la configuration matérielle a été quelque peu modifiée. C’est très capricieux, quelquefois, l’informatique !
                Merci pour votre suggestion, dont je ne manquerai pas de faire mes choux gras.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès